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Banques et assurances guettent le style de vie de leurs clients

Un assureur explore actuellement une nouvelle forme de vente à distance grâce à un algorithme qui permet de mettre en relation ses clients avec des commerciaux qui leur ressemblent, ce qui permet, selon lui, de vendre à distance deux fois plus de services, qu’en laissant jouer le hasard.

Cette expérience illustre, pour ses initiateurs, l’étendue du domaine à explorer grâce au maniement des données en leur possession.

Qualifié de « big data » ou de « smart data » le traitement des données de masse est actuellement au centre de la stratégie des banques et des assurances, qui en savent très long sur la vie de leurs clients, les banques plus que les assurances, mais comme ils travaillent de plus en plus main dans la main, l’information circule.

Submergés jusqu’à présent par l’amas d’informations non traitables, la révolution est venue par l’exploitation des informations numérisées.

90 % des données traitées dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années et grâce au développement d’outils d’intelligence artificielle suffisamment performants, pour leur donner du sens, en les triant.

Ainsi les banques disposent des données de consommation de leurs clients par le biais de leurs paiements, mais aussi d’informations sur leur épargne et leurs assurances.

Pour exploiter cette richesse, les institutions financiers recrutent des « data scientifiques » dont la mission consiste à tester les variantes et à bâtir un algorithme de manière à trouver les corrélations existantes permettant de cibler les prospects pour un produit donné.

Cet assureur, spécialisé dans la vente directe, a divisé par deux le nombre d’appels passés pour vendre sa police d’assurance auto.

Pour le grand public, le traitement des données va faire surgir une offre commerciale d’une nouvelle dimension, faite de services ajustés aux besoins de chacun et, bonjour les coups de fils à l’heure du repas, dont il ne sera pas facile de se dépatouiller, une fois la conversation engagée.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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