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Avec les cheminots la ministre des transports n’est arrivée à rien

Élisabeth Borne, la ministre, tout en en étant consciente, reste optimiste.

Elle a déclaré devant la presse « Je suis consciente de l’inquiétude des cheminots » en ajoutant qu’elle souhaite que la nouvelle convention collective de branche puisse être signée avant fin 2019, sans savoir comment y arriver.

Après le dixième jour de grève de la SNCF, en sachant que durant les journées « sans grève » les trains ne circulent pas normalement, le Premier ministre, conscient de l’impasse où le mène sa politique a décidé, le 24 avril, qu’il recevrait les quatre syndicats représentatifs de l’entreprise, les uns après les autres, lundi 7 mai.

Pourquoi attendre plus de deux semaines, si on a quelque chose à proposer, alors que pendant ce temps, les Français sont privés, pour des millions d’entre eux, de leur moyen de transport quotidien et que les touristes désertent le pays.

La SNCF, pendant ce temps comptabilise les grévistes, en se réjouissant le jour où il y en a moins que la veille, même s’il n’y a pas davantage de trains en circulation.

À ce rythme, la grève ira à son terme, fin juin, et pourra même être prolongée au-delà.

Aujourd’hui, on est arrivé à un moment charnière de la contestation, après le vote, en première lecture de la loi transformant la SNCF et mettant fin au recrutement des cheminots sous le statut actuel, alors que les syndicats ont mis fin aux négociations avec Élisabeth Borne, en claquant la porte, d’où ses déclarations.

Les syndicats attendent maintenant la reprise des négociations avec Édouard Philippe, le Premier ministre, alors que c’est le président Macron seul, qui décide.

À ce stade, on n’a pas encore abordé le vrai sujet qui fâche, la réforme du régime des retraites du secteur public, qui sera abordé en 2019, qui englobera celui des cheminots, qui ne seront pas les seuls à se mettre en grève, alors il adviendra ce que pourra.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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