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Autoriser l’ouverture de commerces centre-ville compromettrait le succès du nouveau confinement

Il ne suffirait pas d’autoriser les commerces d’ouvrir, il faudrait aussi permettre aux clients potentiels de sortir pour faire leurs achats, cependant, rien ne prouve qu’ils le feraient massivement, tant que le virus est présent et les possibilités de déplacement limitées par le confinement.

Le pouvoir a opté pour une solution moins contraignante qu’il y a sept mois, en maintenant notamment les établissements scolaires ouverts, en se donnant deux semaines pour une nouvelle évaluation, mais dans l’immédiat, il n’est pas question de donner satisfaction à la demande des commerçants.

Pour le moment, leur colère reste circonscrite, mais elle est symptomatique d’autres réactions possibles, les décisions prises sont perçues comme injustes et technocratiques, alors que leur objectif est totalement perdu de vue, il reste les effets mais par leurs causes, la lutte contre une pandémie qui rappelle la grippe espagnole, de la première partie du siècle dernier.

Dans ce contexte, alors que les nerfs sont à vif et que le climat social est explosif, des élus de grandes villes, au lieu de calmer le jeu, jettent de l’huile sur le feu, en demandant une « solution » pour les commerces de proximité.

C’est ainsi que plus de cinquante maires et présidents des grandes agglomérations ont demandé le 31 octobre au Premier ministre, Jean Castex de « travailler rapidement à une solution » pour les commerces de proximité, fermés pour cause de confinement, une demande qui vise notamment les libraires, alors que les rayons des livres des grandes surfaces qui sont ouvertes, ont été fermés.

Les signataires d’un courrier commun au chef du gouvernement estiment que « la cohésion nationale est absolument fondamentale dans la lutte contre cette pandémie » et que la mesure la moins comprise est l’inégalité de traitement entre commerce de proximité et les grandes surfaces commerciales.

Certains maires ont été plus loin, en prenant des arrêtés autorisant l’ouverture de commerces non alimentaires.

Attendons la réaction du gouvernement.

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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