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Après la grève de jeudi le gouvernement persiste encore et signe

On ne peut pas dire que la grève du 22 avril était un succès ou un échec, tout ce que l’on sait est que le taux national de grévistes était selon les chiffres publiés dans la presse, de 12,8 % pour la fonction publique de l’Etat, de 8,11 % pour la territoriale et de 10,9 % pour l’hospitalière.

Elle était de 35,4 % pour les cheminots, selon la direction de la SNCF.

A chacun d’interpréter ces chiffres, selon ses sentiments, comme le font les organismes syndicaux et les commentateurs ainsi que les organes de presse, le tout est de savoir ce qui va se passer à la SNCF après les fêtes de Pâques, le 3 avril.

La CGT a proposé aux autres syndicats une journée de mobilisation le 19 avril, alors qu’il faut s’attendre, dès le 3 avril, à une forme inédite d’arrêt de travail, deux jours sur cinq, alors que l’on sait qu’après un jour d’arrêt, quelle qu’en soit la cause, le trafic ne peut pas repartir le lendemain, car toute l’organisation doit se remet en place, ce qui prend du temps.

Quant à la position de l’exécutif, après la grève d’avertissement du 22 mars, on sait qu’elle reste sur la même ligne, « On continuera de discuter, mais on ira au bout des réformes ».

Ceci veut dire que le dialogue n’est pas rompu avec les organisations syndicales, mais la marge de négociation dépendra de la réaction du public, pris en otage, si la pagaille provoquée par la grève des cheminots s’éternise.

Il y aura aussi la réaction des entreprises, bloquées dans leur activité du fait de la grève des chemins de fer et des consommateurs devant les rayons des magasins qui se videront faute de livraisons et, progressivement, toute l’activité du pays en sera affectée.

En décembre 1995 la grève a duré 4 semaines et a coûté à la France 0,2 point de PIB, celle du mois d’avril risque de casser la relance attendue depuis 2008.

À cette époque, Jacques Chirac, qui avait pour fusible le Premier ministre « droit dans ses bottes » a sifflé la fin de partie pour Noël, il faut qu’Emmanuel Macron aborde la réforme de la SNCF, devenue inévitable, en concertation avec les cheminots.

Cela aura un prix, mais coûtera moins cher, que trois mois de grèves, qui ne régleront rien.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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