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À Katowice quelques bonnes nouvelles dopent le début de la COP 24

Les délégués de 196 États membres de la Convention cadre de Nations Unies sur les changements climatiques, engagée dans deux semaines de négociations dans le cadre de la COP 24 scrutent la moindre bonne nouvelle en faveur de leur mission, celle-ci est venue de la Banque mondiale.

Dès le dimanche 2 décembre, avant même le début formel des négociations, elle a annoncé la mobilisation de 200 millions de dollars, entre 2021 et 2025 pour le climat, soit deux fois plus que le dernier engagement pris au lendemain de l’accord de Paris, fin 2015.

Sur les 100 millions de fonds directs débloqués par la banque, la moitié sera consacrée à des projets d’adaptation des pays en développement aux dérèglements climatique, soit autant que les sommes affectées à la limitation des gaz à effet de serre : alerte météo, constructions de maisons, d’écoles, d’infrastructures résistante aux aléas, ou encore le développement de pratiques agricoles adaptées au réchauffement.

Une part de l’enveloppe sera distribuée sous forme de prêts et de dons aux payes les plus démunis qui n’ont pas accès aux prêts.

Pour la directrice générale de la Banque mondiale, présente sur place, nous devons lutter contre les conséquences du changement climatique, qui sont dramatiques pour les plus pauvres.

Le Fond vert pour le climat, l’un des outils financiers développés depuis 2015 pour mobiliser l’argent des pays du Nord en faveur des ceux du Sud pourra compter sur un doublement de la contribution de l’Allemagne, portée à 1,5 milliard d’euros en 2019, a été confirmé à Katowice par son ministre du développement.

Remarquons que le fond vert vient d’ouvrir le chantier de la reconstitution de son socle financier établi à 10 milliards de dollars de promesses financières sur 2015-2018, en partie seulement tenues.

Ce sont en réalité 6 000 milliards de dollars par an qu’il faudrait investir les quinze prochaines années pour réaliser la transition en faveur des économies à faible émission de carbone.

Il s’agit de dévier les flux financiers en réaffectant le financement des énergies fossiles aux énergies renouvelables, ce qui se fait progressivement.

En 2016, 681 milliards de dollars ont été comptabilisés au titre de financements climat, selon la secrétaire exécutive de la Convention cadre, à comparer aux 742 milliards investis, la même année, dans les énergies fossiles.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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