Accueil / Réflexions / Uber, des chauffeurs et l‘Etat

Uber, des chauffeurs et l‘Etat

Ce pourrait être le titre d’une fable de Jean de La Fontaine, mais c’est la triste réalité.

Uber est une société américaine, implantée un peu partout dans le monde, qui n’a quasiment pas d’employés, juste des gens à leur compte qui travail pour eux.

Mais Uber (je me répète) société Américaine, n’a aucun sens de l’humour lorsqu’il s’agit d’artiche, de bifton, de blé, de flouze, d’oseille, de pépète, de talbin, de thune, j’en passe et des meilleurs, enfin d’argent si vous préférez (bien qu’elle en perde à millions).

Car, bien entendu, les chauffeurs à leur compte doivent reverser une partie de ce qu’ils gagnent à Uber. Mais, c’est plutôt le contraire, les chauffeurs ne voient pas directement l’argent des clients. Les clients réservent et payent à directement auprès de Uber et Uber reverse la somme déduction faite d’une commission.

Aujourd’hui, nombre de chauffeurs de VTC se plaignent que Uber est de plus en plus gourmant et qu’une fois cette commission retirée, il faut encore soustraire de nombreux autres postes : entretien de la voiture, carburant, assurance… il semble qu’ils leur restent une faible rémunération malgré de très longues semaines de travail.

Pourquoi n’abandonnent-ils par Uber pour aller voir ailleurs ? Simplement parce que cette boîte américaine a un important cheptel de clients, qui permet de rabattre des courses chaque jour pour ses chauffeurs.

Il ne faut pas oublier que les VTC, contrairement aux taxis, n’ont pas le droit de faire de la maraude, c’est dire de circuler à vide et d’attendre qu’un client leur face signe à leur passage. Les VTC ne peuvent embarder que des clients qui ont réservés.

C’est un drôle de jeux où tout le monde se tient par la barbichette. Les chauffeurs ont besoin de Uber, aller sur un autre réseau qui auraient beaucoup moins de clients, même si ce nouveau réseau prend une commission plus faible n’est pas la bonne opération (quoi que…), le nombre de courses par jour sera moins important et leur rémunération avec.

D’un autre côté, si Uber pousse le bouchon trop loin en étant de plus en plus gourmand, à un moment donné les chauffeurs n’auront plus rien à perdre, quitte à aller vers un réseau moins dense en clients. Et de faire le dos rond, le temps que ce nouveau réseau gagne en clientèle.

Uber a peut-être trop de frais de gestions, de prospection, de je ne sais quoi qui l’oblige à prélever de plus en plus à ceux qui acceptent de travail pour eux. Si c’est le cas, ça finira mal et Uber – à un moment ou à un autre – les chauffeurs n’auront plus rien à perdre et quitteront Uber, qui se videra de ses chauffeurs comme un ballon de baudruche. Il ne restera qu’une enveloppe vide.

Et dans cette histoire que vient faire l’Etat ?

Il ne peut pas donner d’ordre à une entreprise sur sa manière de gérer ses affaires, d’autant plus que c’est une entreprise qui n’est pas française.

Par contre des représentants de l’Etat peuvent servir de médiateur et aider chauffeurs et représentants de Uber à trouver un terrain d’entente, acceptable pour les deux parties.

Cela calmera le jeu jusqu’à la prochaine crise. Les dirigeants d’Uber devraient réfléchir (et vite), même s’il ne s’agit que d’une poignée de chauffeurs qui manifestent (comme certains l’ont fait remarquer) cela fait remonter un problème, non pas conjoncturel mais structurel.

À bon entendeur… salut !

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux

À propos Olivier Kauf

Toujours indépendant, depuis plus de 30 ans, j’ai la chance d’avoir pu remplir de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement), coaching de groupe et individuel.

En intervenant au sein d’entreprises, principalement, des secteurs de l’assurance, de la finance ou encore de cabinets d’actuariat, de conseil en rémunération, d’avocats qui m’ont permis de développer mes compétences professionnelles.

Tout en restant consultant (si vous avez besoin d’un regard extérieur sur un projet, un problème, un questionnement, un audit ou tout autre,…), il y a une dizaine d’années j’ai découvert l’écriture … journalistique (avec https://notre-siecle.com et https://www.riskassur-hebdo.com).

Ces 2 sites ont une fréquentation sérieuses (en nombre et en qualité), cela peut être intéressant à utiliser pour du référencement naturel (SEO). N’éhsitez pas à me contacter pour en savoir pour en parler.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*