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Taxe de 1 euro sur les achats sur internet

L’idée a été lancée par le Maire de Cannes, David Lisnard, qui a déposé un amendement dans le cadre de la PLF 2019 (Projet de Loi de Finance) d’imposer une taxe fixe de 1 euro pour chaque commande sur internet, de produits livrés.

Cette idée est soutenue par l’association des Maires de France, dont David Lisnard en est le vice-président.

L’objectif est de soutenir le commerce local, concurrencer par le commerce sur internet.

Si l’on se base sur les chiffres de 2017, il y a eu – en France – plus de 500 millions de livraisons, ce qui pourrait représenter 500 millions d’euros de recettes.

Mais, il faut savoir que même si le e-commerce est un réel concurrent du commerce, il ne représente qu’environ 10 % des ventes, le commerce traditionnel en boutique reste largement dominant.

Si la taxe de 1 euro est effectivement réparti entre les petits commerçants, cela serait positif. Encore faudrait-il que l’utilisation de cette taxe ne revienne pas à quelques importantes chaînes de magasins, laissant sur le bas-côté les petits commerçants.

Mais, bien pire, cela pourrait être comme la vignette Ramadier, la vignette automobile, dont les recettes devaient être utilisées pour personnes âgées. Je crois qu’aucun vieux n’en a vu le premier centime.

C’est le risque de cette taxe spécifique et théoriquement attribué à une « cause ».

Reste l’impact de ces « 1 euro » sur chaque livraison passée sur un site de e-commerce.

Les gros e-commerçants, type Amazon, Fnac,… trouveront toujours un moyen de contourner cette taxe pour ne pas impacter le chiffre d’affaires par l’effet négatif du « 1 euro ».

Mais à côté de cela, il y a énormément de site de e-commerce qui sont la version virtuelle d’un magasin réel, apportant un petit complément de chiffre d’affaires. Qui sont ces e-clients, probablement pas des clients du quartier, mais des consommateurs qui n’auraient pas acheté autrement qu’en ligne et qui ne se déplaceront pas en magasin (manque temps ou distance). La taxe de 1 euro risque de faire perdre des ventes.

Le problème de cette taxe est qu’elle frappe aveuglément toutes commandes, quel qu’en soit le montant.

Si je passe une commande d’un produit coûteux, un ordinateur, des meubles, un bijou,… 1 euro de plus ou de moins cela n’a pas d’importance. Et il est possible que le e-commerçant prenne cet euro à sa charge.

Mais la plupart des commandes sont de petits montants. Si j’achète un produit pour 10, 20 ou même 30 euros, 1 euro de plus ce n’est pas neutre sur ma commande.

Imposer une nouvelle taxe sur les ventes de produits à livrer sur internet, pourquoi pas, mais :

  • Il faudrait s’assurer que cela ne se terminera pas comme la vignette Ramadier, où les commerçants n’en verraient le début du premier centime.
  • Ne pas imposer une taxe fixe de 1 euro, qui touche aveuglément les toutes petites commandes comme les plus grosses, mais un pourcentage plafonné en montant.
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À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

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