PourquoiRéflexions

Sensation de conversations non terminées

La semaine dernière un ami, un vieil ami, nous nous connaissions de plus de 40 ans est mort.

Ce décès n’est pas une surprise, il était malade depuis de longues années, comme on le dit une longue maladie (non pas un cancer, il y a d’autres longues maladies, mais qu’importe).

Cette maladie faisait partie de sa vie, et pour ceux qui ne le savaient pas, rien ne le différencier de quelqu’un en bonne santé. Et pourtant, il était en fin de compte… mourant.

Et oui, les malades après une opération, avec des tuyaux en tous sens peuvent paraître mal en point, mais le plus souvent il n’en est rien, et on peut voir des gens qui semblent bien portants, mais qu’une maladie ronge.

C’était le cas de cet ami, qui s’inquiétait, parfois, mais qui ne se plaignait pas.

Une relation amicale très particulière, en nous voyant simplement certains week-end et certaines vacances, des voisins de maison de campagne. Je n’attendais rien de lui et il n’attendait rien de moi, une véritable relation basée – simplement – sur l’amitié.

Lorsque l’on se voyait, nous passions 1 heure ou 2 à bavarder, à refaire le monde, en sirotant uniquement une bouteille d’eau minérale. Nous pouvions parler aussi bien, de politique, de manifestations, de technologie, de… n’importe quoi, sans jamais nous disputer… il faut le faire.

Nous n’attendions rien l’un de l’autre, mais nous avions plaisir à ces conversations.

Je savais que ses jours étaient comptés. Il le savait mieux que personne, mais faisait comme si de rien n’était, faisant des projets.

Je me souviens, la dernière fois que nous nous sommes vus, il y a 5 semaines, il faisait des projets d’achat d’un nouveau micro-ordinateur, au début de l’année prochaine. La dernière je le propose de jeter un coup sur internet, il me dit « non, on verra ça en janvier ou plutôt en février, on a le temps ».

Et à plus court terme, il devait passer la semaine de noël à la campagne (moi aussi) nous avions planifié des après-midis de bavardages.

Je me suis inquiété ces dernières semaines, de ne plus le voir à la campagne, mais ça lui arrivait, avec son épouse de ne pas venir durant des semaines …. Mais, ce ne fut pas une absence normale, sa santé s’est détériorée d’un seul coup et la maladie a eu le dessus… il est mort… il avait 76 ans.

Au-delà de la perte d’un vieil ami, j’ai cette sensation de conversations qui ne sont pas terminées et qui ne le seront jamais. Je me demande aujourd’hui, qu’aurait-il pensé des gilets jaunes, du discours d’Emmanuel Macron, de l’attaque de Strasbourg, …

Dans nos conversations, nous nous demandions, parfois, s’il pouvait y avoir quelque chose après la vie… sans réponse bien entendue.

Maintenant, … tu as la réponse.

Adieu … mon vieil ami …………..

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Olivier Kauf

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