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Et si on recongelait l’Arctique ?

Dans les stations d’hiver, lorsque la neige fait défaut pour skier, des centaines de canons à neige produisent de la neige artificielle qui, soigneusement repartie sur les pistes, leur redonne vie.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Arizona aux États-Unis, placée sous l’autorité d’un physicien, c’est inspiré de ce principe pour imaginer la construction de 10 millions de pompes installées au-dessus de la calotte glaciers arctique, fonctionnant au vent.

La calotte glaciaire fond chaque été deux fois plus vite que prévue par les modèles, sous l’effet du réchauffement climatique et qui n’arrive plus à se reconstituer l’hiver.

En hiver, ces pompes pomperaient l’eau en surface où elle gèlerait, ce qui permettrait d’épaissir la taille de la calotte glaciaire d’un mètre supplémentaire, de quoi la consolider.

Les chercheurs ont publié leurs travaux dans la revue Earth’s Futurs et en ont estimé le coût à 500 milliards de dollars, mais sans lui trouver la moindre approche de rentabilité, ce qui rend ce projet utopique.

Selon de nombreux scientifiques, rien n’empêchera la disparition de la calotte glaciaire de l’Arctique qui aura fondu d’ici 2030 et aura pour conséquence la mise en danger de nombreuses espèces, tout en accentuant le réchauffement atmosphérique, car la glace réfléchit les radiations solaires dans l’espace, ce qui, petit à petit, n’est plus le cas.

Cette évolution explique peut-être qu’en novembre dernier, la température en arctique ambiante est montée de 20 degrés au-dessus de la moyenne normale.

Par contre, l’ouverture de l’Arctique à la navigation avec des conséquences économiques et environnementales liées à l’exploitation des ressources naturelles et du tourisme dans la région aiguise d’ores et déjà les appétits.

Toutefois, on parle moins de ce qui se passe dans l’Antarctique, la région du pôle Sud, de l’autre côté de notre planète.

Des sceptiques du réchauffement ont affirmé que les pertes de glace dans l’Arctique sont compensées par des gains dans l’Antarctique.

En fait, ce n’est pas le cas, car plus d’un million de kilomètres carrés de glace ont été perdus dans les deux pôles combinés, depuis ces 30 dernières années.

La situation est qualifiée de critique par les scientifiques, qui ne proposent aucune solution à notre portée et ce n’est pas la mise en application de l’accord de Paris de 2015, s’il intervint à temps, qui pourra inverser, cette tendance.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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