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Nom, prénom et sexisme ordinaire

La secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes hommes, Marlène Schiappa, a déclaré à la radio, sur France Info, qu’appeler une femme politique par son prénom était du « sexisme ordinaire ».

L’usage du nom ou du prénom en fonction du genre est une réalité.

En 2007, lors de la présidentielle, au second tour opposant le PS au RPR, les médias ou dans les conversations courantes, on nommait le candidat de droite « Sarko » ou « Sarkozy », donc par son nom de famille et la candidate de gauche « Ségo » ou « Ségolène », donc par son prénom.

En 2017, lors du second tour, rebelote, on entendait plus souvent dire « Marine contre Macron », que « Le Pen contre Macron » et jamais « Marine contre Emmanuel » ou « Le Pen contre Emmanuel ».

Est-ce du sexisme ?

Je crois que Madame Schiappa est trop jeune pour avoir connu l’époque d’où vient cette habitude.

J’ai connu, jusqu’en troisième, la séparation filles/garçons à l’école. J’étais dans le primaire et les 2 premières années du collège dans une école de Garçons.

Et dans les écoles de garçons, on s’appelait par nos noms de famille, jamais par les prénoms. J’aurais trouvé bizarre, à cette époque, qu’un de mes copains m’appelle « Olivier », non ils m’appelaient « Kauf ». Je me souviens, un de mes bons copains venait souvent me chercher à la maison. Lorsque ma mère lui ouvrait, il ne lui demandait si « Olivier était là », mais (et pour faire la différence avec mon père), si « petit Kauf était là ». Étrange au XXIème siècle de lire cela et pourtant !!!

C’était comme ça et les institutrices, instituteurs (on ne disait professeurs des écoles à l’époque) et professeurs, nous appelaient par nos noms de famille.

Dans les écoles de Filles, ce n’était pas le cas. Elles utilisaient leurs prénoms. Ayant une sœur, je le savais et j’avais remarqué qu’avec ses copines, elles n’utilisaient jamais leurs noms de famille.

En 3ème, j’ai connu la mixité, mon collège a fermé et avec mes copains nous nous sommes retrouvés dans un nouveau collège : MIXTE. Une classe de 30 élèves avec autant de filles que de garçons.

Et là, bien entendu, les filles s’appelaient par leurs prénoms et nous les garçons par nos noms.

Les filles trouvaient bizarres de nous appelaient par nos noms et elles ont utilisé nos prénoms. Nous les garçons avons fait de même avec les filles, nous avons utilisé leurs prénoms. Mais entre garçons, l’usage des noms de famille était tellement ancré que c’est resté, avec un nommage mixte nom/prénom.

C’est vrai, qu’aujourd’hui encore, lorsque je parle d’une femme je vais utiliser son prénom et souvent – encore – pour un homme son nom.

J’avoue, pour le nouveau couple présidentiel, pour le président je dis « Macron » pour son épouse je dis « Brigitte ».

Est-ce du sexisme ?

Certainement pas, c’est simplement une habitude ancrée en moi depuis ½ siècle.

Pourquoi les plus jeunes font encore cela ? Probablement un héritage de leur parent.

Je crois qu’il faut arrêter de voir du sexisme partout !

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À propos Olivier Kauf

Toujours indépendant, depuis plus de 30 ans, j’ai la chance d’avoir pu remplir de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement), coaching de groupe et individuel.

En intervenant au sein d’entreprises, principalement, des secteurs de l’assurance, de la finance ou encore de cabinets d’actuariat, de conseil en rémunération, d’avocats qui m’ont permis de développer mes compétences professionnelles.

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