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Les artistes deviennent des produits de consommation

disque2710Je suis né à une époque où pour écouter de la musique, en dehors d’une salle de spectacle, de la radio et des premières télévisions, il n’y avait que les microsillons.

Ces disques noirs qui tournaient à 33 tours pour les grands et à 45 tours pour les petits disques ne contenant qu’une seule chanson par face.

Pour ceux qui sont trop jeunes pour les avoir connus, il y avait 2 faces.

Et est apparue, la mini-cassette, c’était extraordinaire (pour l’époque). Un appareil transportable beaucoup plus facilement qu’un tourne-disque et avec lequel nous pouvions nous enregistrer.

Je me souviens, à la fin des années 1960, un élève avait apporté en classe un magnétophone à cassette, c’était tellement moderne, extraordinaire que l’instituteur avait demandé à cet élève de faire une démonstration.

Et puis est arrivée au début des années 1980, la compact-disc. De petits disques d’une dizaine de centimètres de diamètre contenant 1 heure de musique.

Et durant des années, les microsillons, les K7 et les CD ont cohabité, les CD prenants – au fur et à mesure – le pas sur les 2 autres. Mais rien de brutale, un changement lent.

Et tout c’est accéléré avec l’émergence des nouvelles technologies, l’apparition des premiers lecteurs MP3, puis – grâce à internet – des possibilités de téléchargements (illégales durant des années… il n’y avait pas d’offres officielles).

Et puis tout c’est installé dans la légalité, de multiples offres sont apparus permettant d’achetr des albums virtuels comme on achetait un disque par le passé.

Les appareils permettant d’écouter de la musique « numérisques » se sont multipliés, au-delà des appareils spécialisés, les smartphones sont venus se nicher sur ce marché.

Tout semblait stable pour longtemps, mais non, nous assistons à un nouveau bouleversement, les utilisateurs ne veulent plus acheter des albums, ils veulent des abonnements leur permettant de télécharger librement ce qu’ils veulent. C’est ce que l’on nomme le streaming.

C’est techniquement génial, mais cela montre que ceux qui s’abonnent à ce type de service (et ils sont de plus en plus nombreux) se lassent très vite d’un artiste, d’un album.

La musique devient un simple produit de consommation et que le consommateur ne veut même pas payer, mais qui doit être inclus dans un forfait, le moins cher possible.

Lorsque j’étais adolescent, comme mes copains, j’avais quelques disques et quelques K7, et nous écoutions toujours les mêmes, nous étions fidèles à quelques artistes, à quelques groupes.

Aujourd’hui, c’est probablement bien pour les consommateurs, mais je trouve cela triste pour les artistes qui sont téléchargés juste le temps d’une écoute et zappaient aussi vite !!!

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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