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L‘électorat est imprévisible

vote2811Et voilà les élections primaires de la droite et du centre sont terminées, François Fillon a été désigné, il est le candidat.

Reste à savoir, si ce candidat bien marqué à droite, va convenir au centre et si François Bayrou ne sera pas tenté de se présenter (une fois encore) comme le candidat du centre. Mais, ça, c’est une autre histoire.

Les instituts de sondages ne sont jamais très précis et ont tendance à se tromper lorsque le vote est tangent, mais là je ne crois pas que dans les mois passés ils se soient trompés, il y a eu un changement dans la volonté de ceux qui sont partis voter.

Un vote significatif pour une élection partielle, plus de 4 millions d’électeurs, peu par rapport au corps électoral qui dépasse les 40 millions, la désignation de François Fillon n’assure pas à celui-ci d’être élu président de la République.

Depuis des mois Alain Juppé caracole en tête des sondages, Même si les sondages ne sont pas le reflet de la réalité, ils donnent une tendance et lorsqu’elle est à ce point franche, on peut dire qu’elle reflète la réalité.

Même la candidature de Nicolas Sarkozy à la rentrée, qui devait faire un effet « Blitz », la guerre éclair, n’a pas ébranlé Alain Juppé dans les sondages.

Le troisième homme était, dans les sondages, très clairement, Bruno le Maire, les autres candidats étant loin derrière, notamment François Fillon.

Il est clair, que durant toute la campagne des primaires, François Fillon celui que Nicolas Sarkozy considéré comme « son collaborateur » était au même niveau que NKM, significatif mais hors de toutes possibilités d’être dans le peloton de tête.

Et d’un seul coup, en l’espace de quelques jours les cartes ont été rebattues. Que s’est-il passé ?

Le mouvement anti-Sarkozy ne date pas d’hier, il remonte à 2012 lorsque l’ensemble des Français lui ont dit non pour un second mandat.

Mais, pour les élections primaires comment Bruno Lemaire a-t-il pu s’effondrer à ce point.

Est-ce une modification du corps électorale ou une modification du candidat préféré ?

Alors que les sondages prévoyaient un second tour tout Juppé / Sarkozy, il ne s’est pas produit et François Fillon sortit de nulle part a dépassé les 40 % au premier tour.

Et hier, face à Alain Juppé, il a largement gagné, le résultat est incontestable.

Ce qui peut sembler curieux est que tout le monde puisse voter aux élections primaires d’un parti politique, que celle-ci ne soit pas réservée uniquement aux adhérents à jour de leurs cotisations. Mais c’est comme cela et durant les 2 tours de ces primaires, des électeurs qui ne sont ni adhérents, ni sympathisant de Les Républicains ont voté. Ont-ils changé le résultat ? Probablement, si seul les adhérents avaient voté, je suis persuadé que Nicolas Sarkozy remporté haut la main la victoire de ces élections internes.

En tous les cas, on voit que l’électorat est imprévisible, qu’un candidat qui est hors des écrans radars, peut monter à toute vitesse et gagner.

Ce qui est positif, avec la désignation de François, Fillon et qu’il est possible (et probable), qu’il attire suffisamment d’électeurs prêts à voter pour Marine Le Pen ce qu’ils n’auraient pas fait avec le candidat Alain Juppé le trouvant trop au centre, permettant d’avoir un second tour François Fillon face au candidat PS et une élimination de la candidate FN.

Donc un second tout sain, où les Français n’iront pas voter contre la candidate FN, quitte à voter pour n’importe qui se trouvant face à elle au second tour.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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