J’suis l’plus fort
Un hebdomadaire livre journellement la chronique des événements jugés importants en forme de synthèse. L’un des journalistes concernés a rapidement résumé la première journée de la dernière rencontre entre notre petit chef et le clown triste d’Outre Atlantique qui se croit grand. Le premier a fait valoir plein de choses notamment la non vie possible si l’alpha et l’oméga était la loi du plus fort.
Le second a préféré ne rien répondre. Et, après cela, ils pourront dire avoir passé une bonne rencontre et s’être bien entendus… Contents, chacun retournera de son côté sans bouger d’un iota sa propre idéologie. Le clown triste veut la capitulation de l’Ukraine, qu’il considère déjà comme inféodée à son ennemi envahisseur. Ainsi, il pourra faire un bon deal avec ce dernier.
Et, pour lui, il n’est pas question d’aider plus en avant à la protection de l’Europe sauf s’il arrive à compenser en bons milliards de dollars de terres rares. Un deal est un deal, et dans le monde impitoyable des affaires, seul le plus fort physiquement ou intellectuellement en sort gagnant.
Si jamais l’un a les deux réunis, tant pis pour les autres qui n’auront plus qu’à se faire plus petit. Toutefois, il devra rester au niveau des perdants au risque de se faire remarquer.
Et, partant, continuer à subir les foudres du plus fort qui a bien besoin d’un bouc émissaire pour asseoir son pouvoir de combattant. Ainsi va dans la cour d’école des primaires.
Ainsi va dans les cours d’école des grands. Ainsi va la vie. Et celle-ci nous a bien appris que si les petits ne se réunissent pas pour être plus grands et fort que le prétendant, ils resteront viande à se faire rogner jusqu’au trognon.
Le seul échappatoire possible est qu’il faut des restes pour satisfaire l’ogre que les petits ont fait naître et engraisser sans faillir.
