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Je n’excuse pas

Avant, une vingtaine d’années après un temps ancien long d’une tranquillité assourdissante, cette petite ville capitale d’une province oubliée, si proche de la vraie qu’elle en a perdu ses droits pour laisser place à la nouvelle.

Mais, au départ, cela allait : à la nouvelle les tourments d’une ville en apprentissage, à l’ancienne les planqués dans leur demeure ayant fait leurs preuves.

Mais c’était déjà sans comprendre le vent mauvais qui soufflait car dans cette ville des quartiers, comme ailleurs, se trouvaient à l’abandon.

Ils avaient même fait l’effroi, au-delà de leurs frontières fiers comme un bar-tabac qui aurait retrouvé sa mère, ce que les trentenaires actuels ne peuvent comprendre, dans les gazettes pas que de palais.

Et tout redevenu calme pour enflammer les âmes à quelques kilomètres de là.

Mais quelques kilomètres c’est bien loin, d’autant plus que le train direct ne s’y arrêtait jamais.

Mais ont-ils été chassés repoussés pour s’exprimer ailleurs ?

Toujours qu’on les retrouve encore aujourd’hui dans nos actuelles cités.

Et les voitures brulent le soir arrivé, et de la casse il y a la nuit tombée.

Mais pourtant, à bien y regarder, ces jeunes d’avant n’ont pas vieilli, ils restent bien jeunes dans ses habits parfois trop grands, répètent les gestes de leurs anciens, anciennes légendes de faux robins des bois vrais brigands louches de banlieue.

Ils sont les gardiens de plus ainés qu’eux pour permettre à ces derniers de maintenir une pression sur un marché alimentaire qu’ils ont recréé.

Et voilà le cycle recommencé : cité construite à la va vite, familles enfournées dans des habitats ne correspondant pas, l’assistance promise de départ n’est plus quand elle n’a jamais existé que sur le papier de journalistes avides de remplis leurs pages blanches afin d’éviter de s’y retrouver.

Ces jeunes sont pourtant le reflet de la société et observent ce qu’ils voient à portée : des marloux qui font les beaux dans des carrosses et eux qui zonent, zonent pour leurs prochains gosses ; à suivre…

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À propos Jean-Claude Barousse

Photographe autodidacte, sans renier son passé “argentique” il a immédiatement pris le “virage numérique” et s’exprime principalement au travers ses images de paysages naturels et urbains. Il publie des articles et tutos dans des revues photographiques notamment les éditions Oracom et pour le compte de RiskAssur. Réalise des chroniques dans un site forum “Photophiles.com” et aide les membres de son forum “PhotoClub” à progresser dans leur pratique photographique. A la demande, il expose ses photographies originales individuellement ou lors de manifestations collectives et donne des cours sur les prise de vue et le développement numérique. Est membre de diverses association d’artistes picturaux”

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