Réflexions

Internet : pas toujours au premier degré

J’ai découvert internet, en 1994, à ses débuts, en tant qu’internaute et développeur de site web (si ça existait déjà).

J’ai vu internet grandir et permettre de plus en plus à tout un chacun de publier tout ce qui lui passe par la tête.

C’est très bien, même si le nombre d’âneries que l’on peut lire – surtout sur les réseaux Facebook – est impressionnant, c’est certainement un moyen de se défouler. Tant que ce défouloir n’a pas pour objectif de harceler d’autres internautes, de prôner la haine raciale, la violence ou terrorisme, c’est très bien.

Ce que je trouve embêtant, avec cette possibilité de publier sans contrôle, est de trouver des conseils anxiogènes, tout en étant publiés par des internautes qui pensent bien faire et sur des sites qui se veulent sérieux.

Je veux parler d’internet et de la médecine.

Nous avons tendance à questionner Google à tout bout de champs. Date de naissance d’un homme politique, d’un acteur, le temps qu’il fera demain, la date des élections, les prévisions de circulation,…

Et cette tendance vaut – également – pour des questions médicales et alors là… on tombe dans le catastrophisme.

Je sais bien qu’il est toujours possible de développer une maladie très grave, mais pas parce que l’on a une douleur à une articulation, mal à la tête, un point de côté ou un bouton sur le nez qu’il faut se rendre aux urgences à l’Hôpital, voire directement chez Borniol.

Et pourtant, essayez de poser n’importe quelle question à Google sur un symptôme, en quelques pages de lectures, on va apprendre qu’un mal de tête peut cacher une tumeur (mortel de préférence), qu’une douleur articulaire peut être le signe d’un début de sclérose en plaque ou de cancer des os,…

Je m’amuse régulièrement à imaginer un symptôme (basic et simple), sur lequel j’aimerai simplement un conseil, un remède de grand-mère. Du style j’ai mal à la tête et pas de paracétamol sous la main… que faire ?

Le problème est que ces conseils anxiogènes se trouvent sur des forums qui sont hébergés pas des sites… sérieux, que cela donne une certaine légitimité à ce que l’on lit.

Je crois que si on ne sent vraiment pas bien, le mieux est de consulter un médecin, qu’il faudrait être capable de reconnaître les symptômes d’un AVC, d’une crise cardiaque,… de situations où il ne faut pas perdre son temps avec internet, mais composer tout de suite le 18 (Pompiers), le 15 (Samu) ou le 112 (qui le numéro général des secours pour toute l’Europe).

Par contre si on a un petit « truc » (par exemple une douleur au poignet à la suite d’un faux mouvement, une brûlure en faisant la cuisine, un peu de fièvre,…) que l’on peut soigner par auto-médicationcomme com cela se faisait par le passé, on peut questionner Google, mais en évitant tout ce qui est anxiogène, et en ne retenant que les conseils de bon sens. De la même manière que l’on peut demander un conseil au pharmacien.

Bien, entendu, si ça ne se résorbe pas au bout de quelques jours… il sera temps de consulter, mais pas internet, un vrai docteur.

Olivier Kauf

Consultant depuis plus de 30 ans, Je suis depuis une dizaine d'années journaliste, professionnel dans le domaine des risques et des assurances pour le e-mag RiskAssur-hebdo (https://www.riskassur-hebdo.com) et témoin de mon époque pour https://notre-siecle.com et https://perelafouine.com RiskAssur, Notre-Siècle et PèreLaFouine proposent chaque jour de nouveaux articles issus de la rédaction : la vie des sociétés (nominations, acquisitions, accords, …), des tests/présentations de produits, des ouvrages (professionnels, romans, bd, …), … Je peux : - présenter vos produits ou nouveaux ouvrages (il suffit de me les envoyer) - écrire sur des sujets à la demande pour du référencement SEO - publier vos communiqués de presse - Publier vos AAPC - … Une question, une remarque : olivier@franol.fr

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