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Hôpital … 3ème …

Lors de l’apport du petit-déjeuner, frayeur : “vous les diabétiques, vous n’avez pas le droit au sucre, donc pas de confiture et le sucre donné en sachet est pour les diabétiques”. Ouf, renseignements pris, je ne suis pas plus aujourd’hui qu’hier, simplement, le traitement suivi demande une attention rigoureuse sur les sucres et sel ingurgités.

J’ai suffisamment à faire avec mes déboires pour en rajouter d’autres, donc va pour la confiture le matin.

Sympa, vraiment l’Équipe, mais mieux vaudrait se mettre au diapason. Et, je suis toujours dans l’attente de ce si sympathique médecin en chef de me dire à quelle sauce, salée, sucrée ou même poivrée, je vais être mangé.

C’est toujours rassurant, dans ce décor, cette incertitude hospitalière.

Mais, il est vrai que pour toute intervention délicate, il est plus intéressant de peser le pour et le contre et agir en conséquence. Toutefois, une véritable communication et non pas une information de journaliste pour faire passer un temps de chaîne interminable, serait vraiment une bonne chose.

N’ayant plus cette damnée perfusion constamment à mes basques, j’ai pris ces dernières pour faire le tour du propriétaire, vraiment immense à l’extérieur: des bâtiments avec chacun sa cafétéria et même pour tout le monde une partie Casino, restauration, brasserie, sans compter les petits parcs où les jours ensoleillés, il doit faire bon de se poser si les bancs et chaises sont en nombre suffisant : l’on reconnaît tout de suite les habitués.

En retour d’appétit, il est l’heure pour les braves et c’est le ventre, quel ingrat, qui le dit, j’ai droit à un super plateau où divine surprises en prime des endives cuites braisées alors que j’avais la veille même affirmé mon non-vouloir de ce légume que je ne prends qu’en salade crue avec, pourquoi pas, du bleu et quelques noix.

De ces deux ingrédients, ils n’avaient pas, ce n’était pas utile de m’adresser le premier resté en place. Il y avait, aussi, un poisson dit bonne femme ; jamais je vous l’assure, la mienne n’a été aussi grise y compris la sauce qui en découle.

Mais, l’essai n’a pas été insurmontable, d’autant plus que pour sauver le tout un charmant riz/petits pois verts venaient avec une bonne, en comparaison du reste, salade cœur de poireaux, un super fromage blanc garanti 100% lait de France. Aussi, une compote de fruits allégée de son sucre (non, je ne suis pas diabétique, mais le traitement infligé pour calmer le bien moi, l’exige) que je réserve pour accompagner mon goûter…

Bonnes nouvelles, dans 6 jours l’anesthésiste accepte de me voir, le docteur chirurgien qui m’opère avec professeur premier me consulte ce soir 17 heures ; Je vais en profiter pour me balader d’autant plus qu’un réconfortant soleil de saison m’attend.

J’ai bien mérité de mon goûter de purée de fruits pomme/pêche, pas mal, d’un café, de chez l’autre roi du client mais toujours pas pour ça et d’une superbe petite madeleine 100% française. Cocorico, décidément, j’aime la France.

Les choses se précisent: la chef de clinique, fort aimable au demeurant, avec sa petite foule d’admirateurs apprentis médecins béats devant tant de savoir et de pouvoir, me fait savoir, lors de son passage en mon modeste studio – muni d’un balcon non atteignable, mais un baie vitrée permet une vue dégagée, ce qui est fort agréable – que la réflexion était toujours en cours sur le meilleur moyen d’opérer étant donné les zones sensibles à traiter; c’est in-fine, le professeur 1er qui prendra la décision mardi ou mercredi, pourvu qu’il n’est pas d’ici là ingéré trop de sucres chocolatés, d’autant plus qu’il ne semble pas vouloir avec moi partager…

Le dîner était festif : un steak haché cuit on ne sait pas trop comment, peut-être par un extra-terrestre cuisinier qui a néanmoins, comme pour le poisson de ce midi, rendu sa mixture mangeable. Mais, pour le potage, j’ai pu me retenir : j’ai refusé tout en bloc! Je dois également perdre la vue, car s’il y avait bien des graines de couscous, elle n’était pas vraiment nappée de sauce tomate ; quand à la poêlée méditerranéenne, allez savoir pourquoi autant de haricots verts traînent.

La suite pour une nouvelle aventure hospitalière…Bye Bye.

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À propos Jean-Claude Barousse

Photographe autodidacte, sans renier son passé “argentique” il a immédiatement pris le “virage numérique” et s’exprime principalement au travers ses images de paysages naturels et urbains. Il publie des articles et tutos dans des revues photographiques notamment les éditions Oracom et pour le compte de RiskAssur. Réalise des chroniques dans un site forum “Photophiles.com” et aide les membres de son forum “PhotoClub” à progresser dans leur pratique photographique. A la demande, il expose ses photographies originales individuellement ou lors de manifestations collectives et donne des cours sur les prise de vue et le développement numérique. Est membre de diverses association d’artistes picturaux”

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