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Hausse des prix du pétrole : quel impact sur le transport de marchandises ?

A l’heure où de nouvelles sources d’énergie émergent, le pétrole conserve encore une importance capitale dans l’économie et plus particulièrement dans le domaine du transport de marchandises. En effet, tous les moyens de transport couramment utilisés aujourd’hui ont besoin de ce carburant pour se déplacer : les avions volent grâce au kérosène, les bateaux naviguent grâce au fioul et les camions et autres véhicules terrestres sont encore nombreux à rouler au gazole. Mais quelles seraient donc les conséquences de cette forte dépendance en cas de hausse des prix du pétrole ? Découvrez quelques éléments de réponse à cette question dans cet article.

Le transport : un domaine fortement dépendant du pétrole

Avant d’évaluer l’incidence de la hausse des prix du pétrole sur le transport de marchandises, il faut connaître au préalable l’importance du pétrole pour ce secteur.

De tous les secteurs d’activités économiques existant actuellement, le transport et notamment celui de marchandises est certainement celui qui dépend le plus du pétrole. Pratiquement utilisé en exclusivité dans le transport de marchandises, que ce soit par voie maritime, aérienne ou terrestre, le pétrole assure 95 % des besoins dans ce secteur. Dans le secteur de l’agriculture, de la sidérurgie et de l’industrie, ce chiffre n’est que de 20 %. Il est à noter toutefois que cette dépendance ne concerne pas le transport ferroviaire. Et pour cause, les moyens de locomotion utilisés dans ce secteur s’appuient en grande partie sur la traction pour se déplacer.

Depuis 1973, la consommation pétrolière du secteur du transport de marchandises a pratiquement doublé. Elle s’est toutefois stabilisée depuis une dizaine d’années. Et ce, grâce aux divers progrès réalisés en termes de consommation de carburants en général. En France, sur la totalité du volume de pétrole importé, plus de la moitié se destine au domaine du transport. Le constat est par ailleurs le même au niveau mondial. Mais, une hausse est plus que probable dans les années à venir, surtout sur le territoire national ainsi que dans les pays les plus développés.

Le transport maritime

Le transport maritime est une alternative qui attire principalement par son coût relativement faible par rapport aux autres modes de transport de marchandises. En effet, les sociétés de transport maritime à l’instar de M2R proposent des tarifs très compétitifs pour transporter vos marchandises. Cet avantage concurrentiel en fait d’ailleurs le premier mode de transport au monde. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’infographie disponible sur https://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies.

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Cependant, face à la tendance à la hausse des prix du pétrole, il devient de plus en plus difficile pour les sociétés de transport maritime de maintenir la compétitivité de leurs tarifs. Malgré un trafic assez conséquent de marchandises véhiculées par an, le transport maritime peine réellement à être rentable. Pour rentrer dans leurs frais et faire face, ces sociétés sont obligées de revoir leurs tarifs à la hausse, autrement dit de faire payer plus leurs clients.

Toutefois, pour éviter cette démarche qui peut faire perdre une partie de leurs clientèles, certains transitaires font le choix de réduire la vitesse en mer de leurs bateaux afin de réduire la consommation de fioul plutôt que d’augmenter leur prix. Mais en privilégiant cette option, ils allongent la durée du transport. Dans tous les cas donc, c’est le client qui est pénalisé, soit il paie plus pour la même quantité de marchandises et pour la même durée de transport, soit il attend plus longtemps la livraison de la marchandise.

Le transport aérien

Contrairement au transport de marchandises par voie maritime, le fret aérien demeure très faible en France. D’après les statistiques fournies par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, les aéroports aériens ne traitent que 2,4 millions de tonnes de marchandises dont 93 % concernent le transport à l’international. Et contre plus de 365 millions de tonnes de marchandises traitées dans l’ensemble des ports du territoire national. De manière générale, le transport aérien est privilégié pour envoyer de la marchandise à forte valeur ajoutée ou qui nécessite une chaîne d’approvisionnement plus rapide.

Présentant des atouts non négligeables, la voie aérienne est surtout délaissée au profit des autres modes de transport de marchandises à cause de son coût. Cela s’explique principalement par ses tarifs qui sont en moyenne 80 % plus chers que dans le transport maritime. Et la hausse des prix du pétrole n’arrange en rien ce prix déjà très élevé car le carburant, le kérosène plus précisément est difficilement négociable, ce qui ne laisse aucune ou vraiment très peu de marge aux compagnies aériennes qui n’ont d’autres choix que de répercuter le manque à gagner sur le prix du transport. Pour limiter au maximum l’impact de la hausse des prix du carburant, les compagnies aériennes mettent généralement en place des mesures de rationalisation de l’exploitation (augmentation de leurs coefficients de remplissage, l’amélioration de la productivité du personnel, réduction des capacités).

Toutefois, pour se prémunir contre l’augmentation des prix du pétrole qui conduit également à l’augmentation des prix du kérosène, les compagnies disposent de ce que l’on appelle la couverture pétrolière. Il s’agit d’une mesure qui permet de se prémunir contre la fluctuation des prix du pétrole. Concrètement, cette couverture permet de fixer pour une durée déterminée les prix du carburant. Elle peut être très utile si une hausse prochaine des prix est redoutée.

Le transport routier

En France, le transport routier est surtout privilégié pour les livraisons au niveau national, les livraisons à l’international étant surtout assurées par voie maritime ou aérienne. Comme tous les autres modes de transport, il est également fragilisé par la hausse des prix du pétrole. Et pour cause l’approvisionnement en carburant constitue un poste important des coûts de fonctionnement d’une entreprise de transport de routier. De ce fait, si une baisse des prix peut contribuer considérablement au développement des transporteurs routiers, une hausse peut au contraire les mettre en péril. Pour faire face à un tel scénario, les transporteurs ne disposent que de la répercussion des prix. Si cette option offre une certaine marge de manœuvre aux grandes structures, elle met cependant les petites structures dotées d’une flotte de 2 à 3 véhicules dans une situation difficile.

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Olivier Kauf

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