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La finance de partage

Face à la baisse des taux d’intérêt la finance de partage cherche à se réinventer.

La « finance de partage » est fondée sur une idée généreuse, celle d’inciter les détenteurs de capitaux d’en partager les revenus, voire la performance totale avec des fonds caritatifs.

La mise en œuvre est orientée vers des dons réguliers et récurrents sous la forme d’engagements liés à des opérations de placement.

A cet effet, des fonds de partage sont conçus pour générer ces dons réguliers, d’où à l’origine le choix de supports obligataires aux revenus stables, reversés en partie aux bénéficiaires désignés des dons.

Lancé en 1983 par Ecofi, la filiale de gestion du Crédit Coopératif, le fonds de partage Faim et Développement fut le premier à ouvrir la voie mais vient de subir les conséquences de la chute des taux d’intérêt.

Avec un taux des obligations d’Etat 10 ans qui est passé de 10 % en 1990 à moins de 1% actuellement, la baisse des revenus à distribuer a été drastique.

Chez Ecofi, le montant des dons est ainsi tombé de 860 000 euros en 2009 à 310 000 euros en 2016 et la tendance reste morose.

Pour lutter contre cette érosion, la logique de partage a été étendue à des produits intégrant des actions.

Le porteur du Fonds Faim et Développement Equilibre choisit de reverser 50 % ou 75 % de la performance totale et non simplement les revenus grâce à une évolution règlementaire datant de 2013 et grâce à d’autres innovations visent à accroitre la récurrence des dons.

L’épargne altruiste a changé d’échelle, elle n’est plus seulement promue par quelques militants mai aussi par les principaux réseaux bancaires comme le Crédit Agricole ou la Société Générale.

La logique des livrets solidaires va bientôt pouvoir se propager à tous les réseau bancaires grâce à la loi Sapin 2, qui a transformé le Livret d’épargne développement, le LDD en LDDS, « S » pour solidaire .

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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