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Estime à géométrie variable envers nos politiques

politique1505C’est étonnant comme l’estime que nous portons envers nos femmes et nos hommes politiques est à géométrie variable.

Il y a peu un journal a classé quelques présidents de la 5ème République et nous retrouvons en bas du classement, l’actuel Président et son prédécesseur et en tête François Mitterrand et Jacques Chirac.

Faisons un bond, dans le passé, plongeons-nous au milieu des années 1990.

Jacques Chirac a été élu au printemps 1995, et il avait nommé comme premier ministre Alain Juppé.

À la fin de l’année 1995, une grève de plusieurs semaines bloque la France, à cause de réformes proposées par Alain Juppé. Le premier ministre est resté impassible, ce qui lui a valu, à l’époque « droit dans ses bottes ».

S’il y avait bien un politique totalement rejeté par l’opinion publique, c’était Alain Juppé. Que constate-t-on, aujourd’hui, dans les sondages, l’un des politiques les plus appréciés, de la droite, est Alain Juppé.

Idem, pour Jacques Chirac, qui à l’époque, en 1996, avait dissous l’Assemblée et s’était retrouvé en cohabitation (nommant Lionel Jospin premier ministre). Aujourd’hui, Jacques Chirac est l’un des politiques préférés des Français.

Est-ce de l’estime à géométrie variable, où simplement le classique « c’était mieux avant ».

Mais, c’est peut-être autre chose. Notre mémoire est sélective et il est possible qu’avec le temps, nous ne nous souvenions que des points positifs qui rendent nos politiques du passé beaucoup plus sympathique que ce qu’ils n’étaient à l’époque.

Prenons, un exemple en dehors de la politique, ceux qui ont fait leur service militaire (hors période de guerre), en parlent comme une chose positive. Pourtant, sur le moment le temps était long, on nous faisait faire des choses « sans intérêts », … mais ce n’est pas ce qui remonte, spontanément, à notre mémoire.

Et je crois qu’il en est de même avec les autres éléments.

Aussi, lorsque nous pensons à nos politiques, le phénomène est identique.

Aujourd’hui, François Mitterrand ou Jacques Chirac, sont appréciés, seul le positif reste en mémoire. Par contre, il y a – encore – un rejet de Nicolas Sarkozy, le « tout sauf Sarko » de 2012 n’est pas encore passé, c’est trop récent.

Je ne parle même pas de l’actuel Président de la République, de François Hollande. Il subit le rejet du présent, avec peut-être plus de violence que pour ses prédécesseurs.

Mais, d’ici, 15 ou 20 ans, il n’est pas impossible, Chirac et Mitterrand ayant oublié, que Sarkozy et Hollande deviennent les anciens présidents les plus appréciés de la 5ème Républiques.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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