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Emplois saisonniers

Alors que les vendanges débutent et que les stations de montagne commencent à préparer la prochaine saison hivernale, le travail saisonnier reste une porte d’entrée vers des expériences professionnelles associant emploi, mobilité et découverte d’une nouvelle région. Une étude réalisée par Remitly classe plusieurs destinations françaises parmi les lieux les plus attractifs au monde pour exercer une activité saisonnière.

L’étude porte sur 88 destinations situées dans 21 pays. Trois grandes catégories d’emplois saisonniers ont été étudiées : les sports d’hiver, l’hôtellerie et la vie nocturne, ainsi que l’agriculture. Cinq critères ont été retenus pour établir le classement : le coût de la vie quotidienne, l’accessibilité du logement par rapport au salaire minimum, le nombre d’activités disponibles, l’intérêt mesuré à travers les recherches Google liées au travail saisonnier et le niveau de sécurité.

Deux stations françaises dans le top 20 mondial

Toutes catégories confondues, Val d’Isère atteint la 10e place mondiale avec une note de 62,5 sur 100. Courchevel se classe 13e avec 60,9 sur 100.

Le classement général est dominé par Niseko, au Japon, avec une note de 79 sur 100. La station japonaise devance Cortina d’Ampezzo en Italie, notée 73,1, puis Central Otago en Nouvelle-Zélande avec 68 points.

La Nouvelle-Zélande occupe une place particulièrement importante dans cette hiérarchie. Queenstown arrive quatrième, Dunedin cinquième et Wanaka sixième. Au total, huit destinations néo-zélandaises apparaissent parmi les vingt premières du classement général.

Pour la France, les performances de Val d’Isère et Courchevel reposent notamment, selon l’étude, sur la densité d’activités accessibles sur place et sur l’attractivité touristique de ces stations.

Quatre stations françaises parmi les quinze meilleures pour travailler l’hiver

En se concentrant exclusivement sur les emplois liés aux sports d’hiver, la présence française devient encore plus marquée.

Val d’Isère occupe la 6e place mondiale, derrière Niseko, Cortina d’Ampezzo, Queenstown, Wanaka et St. Anton. Courchevel se positionne au 8e rang.

Deux autres stations françaises complètent ce classement : Chamonix arrive 12e et Morzine 14e. La France compte donc quatre représentants parmi les quinze destinations hivernales les mieux classées.

Val d’Isère bénéficie notamment d’une longue saison et d’une importante concentration d’activités liées à la montagne. Ces caractéristiques peuvent favoriser les possibilités d’emploi dans l’hôtellerie, la restauration, les chalets ou encore les remontées mécaniques.

Courchevel devance pour sa part des destinations internationales réputées comme Whistler, au Canada, classée 9e, et Banff, 10e.

Cette attractivité illustre le poids économique du tourisme de montagne dans l’emploi saisonnier. Dans les grandes stations, une saison ne se limite pas aux métiers directement liés au ski. Elle mobilise également des salariés dans l’hébergement, la restauration et de nombreux services touristiques.

Bordeaux et la Provence également distingués pour les emplois agricoles

La France apparaît également dans le classement consacré aux activités agricoles et à la cueillette.

La Provence occupe la 18e place mondiale avec une note de 46 sur 100, tandis que Bordeaux se classe 19e avec la même note. Les vendanges participent directement à cette présence française dans le classement.

La hiérarchie des destinations agricoles reste néanmoins très largement dominée par l’Océanie. Central Otago, en Nouvelle-Zélande, arrive en tête avec 68 points, devant Nelson et Motueka, également situées en Nouvelle-Zélande.

L’Australie est elle aussi fortement représentée, avec notamment Bundaberg, Mildura, Barossa Valley, Griffith et Margaret River.

Le classement met ainsi en évidence deux grandes périodes d’activité saisonnière en France : les travaux agricoles et les vendanges pendant les périodes de récolte, puis la saison hivernale dans les grandes stations alpines.

La Nouvelle-Zélande particulièrement bien placée

Au niveau international, la Nouvelle-Zélande ressort comme l’une des principales destinations identifiées par l’étude. Elle dispose de huit destinations dans le top 20 général et occupe également la première place du classement agricole avec Central Otago.

Dunedin se distingue de son côté dans la catégorie consacrée à l’hôtellerie et à la vie nocturne.

La situation géographique du pays présente également une particularité pour les travailleurs mobiles : l’inversion des saisons par rapport à l’Europe peut permettre, sur le principe, d’enchaîner une saison hivernale dans les Alpes européennes avec une nouvelle période de travail dans une station néo-zélandaise comme Queenstown ou Wanaka.

Pour les emplois saisonniers dans l’hôtellerie et les activités nocturnes, d’autres destinations européennes ressortent également du classement, notamment Kavos et Malia en Grèce, Benidorm et Malaga en Espagne ou encore Albufeira au Portugal.

Un classement qui ne mesure pas uniquement le nombre d’emplois disponibles

Les résultats doivent toutefois être interprétés au regard de la méthodologie utilisée. Le classement ne repose pas uniquement sur le volume d’offres d’emploi proposées dans chaque destination.

Remitly combine plusieurs indicateurs concernant les conditions de vie et l’environnement local. Le logement, le coût quotidien, la sécurité, les activités touristiques et le niveau de recherches liées au travail saisonnier entrent également dans le calcul.

Les données utilisées proviennent notamment de Numbeo, Tripadvisor, Google ainsi que d’organismes publics nationaux et régionaux. Elles étaient annoncées comme exactes en juillet 2026. La sélection des 88 destinations vise à représenter différents lieux connus pour le travail saisonnier, mais elle n’a pas vocation à constituer une liste exhaustive.

Cette approche permet ainsi d’apprécier une destination non seulement comme un lieu de travail, mais aussi comme un environnement dans lequel le salarié saisonnier devra vivre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Pour la France, le résultat fait apparaître une double attractivité. Celle des Alpes tout d’abord, avec Val d’Isère, Courchevel, Chamonix et Morzine parmi les destinations hivernales les mieux classées. Celle des régions viticoles et agricoles ensuite, avec Bordeaux et la Provence parmi les vingt destinations retenues pour le travail agricole.

À quelques mois de l’ouverture de la saison de ski, cette présence dans les classements internationaux souligne ainsi la capacité de plusieurs territoires français à conjuguer activité touristique, emplois saisonniers et attractivité auprès d’une main-d’œuvre susceptible de se déplacer pour quelques mois.

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de Notre-Siecle sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

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