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Covid-19 : Confinement des morts en moins … mais combien de morts en plus ?

Ce long confinement, qui dure depuis presque 2 mois, a permis de ne pas saturer notre système de santé, donc de prendre en charge les patients les plus gravement atteints et de les sauver (pas tous).

On en peut que féliciter l’ensemble du personnel de santé, a priori, à aucun moment, des malades furent laissé dans leur coin sans traitement. BRAVO … nous pouvons dire que le système de santé en France a tenu le coup.

Par ailleurs, ne mettons pas en question la présence de SARS-CoV-2, maladie bénigne dans la plupart des cas, graves, voire mortelle pour certaines catégories de la population : les personnes ayant déjà une maladie grave (voire potentiellement mortelle), les obèses et un risque de mortalité augmentant avec l’âge.

Aujourd’hui, la France compte un peu moins de 26 000 morts dus directement au Covid-19, combien de morts sans le confinement. Nous ne saurons jamais, certains font des hypothèses. Notons qu’en Suède, sans confinement, le nombre de décès dû au Covid-19 est inférieur à celui de France (je dis ça … je dis rien).

Donc, probablement – grâce au confinement – moins de morts directs, mais combien de morts indirects, de victimes collatérales ?

Depuis, le début du confinement, il y a une chute du nombre de consultations chez les médecins généralistes (-44% selon le site doctolib), moins (presque) 100% chez certains spécialistes tel que les dentistes, sauf urgence ne pouvant attendre (pas pour une dent cassée ou un plombage tombé). Baisse de la moitié du nombre d’AVC ou de crises cardiaques, lit-on sur le site francetvinfo.fr. En France, on compte par an, 30 000 morts par AVC.

Le confinement aurait-il un effet positif sur notre santé ? Certainement pas ! Simplement ce coronavirus fait peur, une peur entretenue par le gouvernement, relayée par les médias. Conduisant à avoir peur d’attraper SARS-CoV-2 et donc à se rendre dans les endroits où les Français pensent que le risque est plus important, bien entendu l’hôpital et les cabinets des médecins (généralistes ou spécialistes).

Résultat, même face à des symptômes, qui en temps normal les auraient inquiétés, où les Français auraient consulté sans tarder, voire où ils se seraient rendus aux urgences, depuis le début du confinement, ils préfèrent attendre que ça passe.

Si l’organisme peut, dans une certainement mesure, compenser, même face à une crise cardiaque ou un AVC bénin, le mal est là et sans soins … le pire est à venir. Sans parler de douleurs, qui viennent, qui partent et peuvent cacher une maladie grave qui nécessiterait une prise en charge rapide pour donner toutes les chances au malade de guérir.

Résultat, combien seront pris en charge, plus tard, trop tard, qui consulteront avec des séquelles d’un infarctus, d’un AVC, des tumeurs cancéreuses qui auront prospéré, et autres maladies. Des patients qui auraient pu être soignés dans de bonnes conditions et qui s’en sortiront mais avec une santé fragile ou qui décéderont simplement à cause d’une prise en charge trop tardive. Sans parler des malades qui ont arrêté leurs consultations de suivi leurs maladies, des traitements, …

En plus de ces questions sanitaires, se pose la crise économique provoquée par le blocage (presque) totale du pays et confinement.

Combien de Français sortiront de ce confinement avec des séquelles psychiatriques : névroses, dépressions, … ? Pour la plupart ces symptômes se tasseront au fil du temps, mais certains en garderont des séquelles toute la vie, conduisant parfois au suicide.

Combien d’artisans, de commerçants, de chef d’entreprise vont faire faillite ? Combien ne se relèveront pas ni économiquement, ni psychologiquement de ce choc ? Durant la crise des années trente, nombre de personnes ruinées ont mis fin leurs jours.

Aujourd’hui, à quelques jours du début de la fin du confinement, nous devons faire une balance.

  • D’un côté combien de morts en moins grâce au confinement ?
  • De l’autre côté, combien de morts, dans les prochaines semaines, où même années, à cause du confinement : absence de consultation à temps, suicides, … ?

Nous n’aurons jamais de certitudes et nous resterons dans le doute.

Olivier Kauf

Consultant depuis plus de 30 ans, Je suis depuis une dizaine d'années journaliste, professionnel dans le domaine des risques et des assurances pour le e-mag RiskAssur-hebdo (https://www.riskassur-hebdo.com) et témoin de mon époque pour https://notre-siecle.com et https://perelafouine.com RiskAssur, Notre-Siècle et PèreLaFouine proposent chaque jour de nouveaux articles issus de la rédaction : la vie des sociétés (nominations, acquisitions, accords, …), des tests/présentations de produits, des ouvrages (professionnels, romans, bd, …), … Je peux : - présenter vos produits ou nouveaux ouvrages (il suffit de me les envoyer) - écrire sur des sujets à la demande pour du référencement SEO - publier vos communiqués de presse - Publier vos AAPC - … Une question, une remarque : olivier@franol.fr

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