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Comment maîtriser le risque humain ?

risque2603Le crash de l’A320 de la compagnie Allemande Germanwings, qui a coûté la vie à 150 personnes, le procureur de la République de Marseille, en charge du dossier, Brice Robin a indiqué lors d’une conférence de presse, que le copilote était, à ce moment-là, seul au commandes.

C’est ce qui ressort des premières analyses de la boîte noire retrouvée, contenant l’enregistrement des voix.

Pour des raisons inconnues, le commandant de bord a quitté le cockpit et au moment où il a voulu y retourner, le copilote ne lui a pas ouvert la porte.

Effectivement, pour des raisons de sécurité, la porte du cockpit ne peut s’ouvrir que de l’intérieur.

Ainsi, le copilote Andreas Lubitz, âgé de 28 ans, a eu, probablement, comme l’a indiqué le Procureur, « la volonté de détruire » l’avion.

À ce stade tout cela doit, bien entendu, être confirmé par les spécialistes qui analysent les données du crash.

Ce tragique accident nous met, une fois de plus, face au risque humain, qui est probablement le plus difficile à maîtriser.

Dans le cas présent, c’est semble-t-il, un suicide.

Comment le prévoir ? Un individu peut être en parfait équilibre à l’instant « t » et avoir un choc émotionnel le lendemain, le poussant au suicide.

Normalement, dans le cockpit, il y a 2 personnes, si l’un veut commettre irréparable, l’autre sera là pour le raisonner. Mais l’un des pilotes peut avoir besoin de se lever et laisser l’autre seul. Pour des raisons de sécurité, la porte du cockpit est toujours fermée et impossible à ouvrir de l’extérieur (sur le sujet : Les limites de la sécurité dans le cockpit)

Le risque de suicide est un risque difficile, voire impossible à maîtriser. Heureusement, très rare. (L’Emotion soulevée par chaque accident d’avion ne rassure pas les voyageurs)

Mais, il y a l’erreur humaine.

C’est, par exemple ce qui s’est passé lors de l’explosion de l’usine AZF en 2001 en France. Où un employé aurait mélangé 2 substances incompatibles provoquant cette terrible explosion.

C’est l’accident de train, en 2013 à Saint-Jacques-de-Compostelle, où le conducteur roulait à plus de 150 km/h sur une portion de voies limitée à 80 km/h.

Dans la majorité des cas, les accidents se produisent à cause d’une intervention humaine, soit volontaire comme dans le cas du crash de l’Airbus A320, soit involontaire (le conducteur à dit avoir eu un instant d’inattention) comme le cas du train qui a déraillé en Espagne.

En dehors de la fragilité des aciers de l’époque, le naufrage du Titanic n’est pas dû à sa conception mais bien à des erreurs humaines, une vitesse excessive de nuit dans une zone où flottaient des icebergs, une mauvaise observation de la vigie et une mauvaise réaction au moment où un iceberg a été vu.

Concernant les accidents de voitures, dans quasiment tous les cas c’est une erreur humaine du conducteur, et tout à fait exceptionnellement dû à une défaillance de la voiture.

Si les machines, les ordinateurs deviennent de plus en plus fiables, il n’en est pas de même des humains qui restent le maillon le plus faible.

Lorsque l’on parle de voitures automatiques sans conducteurs, mais également d’avion sans pilote, le jour ou cela sera une réalité alors le risque d’accident sera maîtrisable, car le comportement de l’humain doué d’intelligence et de sensibilité est un risque quasiment impossible à maîtriser.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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