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China Girl de Kevin Kwan chez Albin Michel

chinagirl01China Girl est un roman traduit par Nathalie Cunnington, édité par Albin Michel.

L’auteur, Kevin Kwan est issu d’une riche famille de Singapour, il a fait ses études à Manhattan (où il vit) à la Parson School of Design. Aujourd’hui, tout en ayant un studio de créations d’art visuel, il ne renonce pas à l’écriture.

Dans China Girl, l’auteur non entraîne en Chine : à Singapour, Shanghai, Pékin, dans un monde, que je qualifierai d’étrange et de riches (au-delà du raisonnable).

chinagirl02L’extravagance la plus totale, l’argent n’a aucune importance tellement ils en ont : la haute couture, les bijoux, les voitures de luxes et nombre de tout et de n’importe quoi (pourvu que ce soit cher) coule à flots.

Un monde, totalement superficiel.

Concrètement, dans ce roman, de près de 500 pages, nous allons suivre Rachel Chu, la China Girl, qui doit épouser un homme détenant l’une des plus grandes fortunes d’Asie.

Mais, au dernier moment, elle qui ne connaît pas son père, va apprendre qui il est. Son objectif, le retrouver, mais tout ne se passera pas comme elle pouvait l’imaginer.

Nous allons la suivre dans son voyage. Je ne vous en dirais pas plus.

Dans le mode d’écriture, on sent que Kevin Kwan est dans le visuel, c’est rapide, ça flash. Par moments, c’est presque du cinéma (et il n’y a aucune image, mais on les voit, on les ressent). Et puis, j’ai l’impression que Kevin Kwan apprécie les belles voitures (très cher) et les vêtements de haute couture, on en croise énormément au fil des pages.

chinagirl03Comme toujours, avec des histoires se déroulant dans des pays très différents du nôtre, je me perds dans les noms. C’est le cas avec les romans Russes, ce n’est pas mieux avec cette superbe histoire qui se passe en Chine : Mrs Singh, Mrs Young, Mrs Bing,… Mais on rencontre de nombreux personnages aux prénoms occidentaux. Et en fin de compte, on se plonge dans l’histoire sans difficultés.

Au début du roman, c’est déroutant, d’autant plus que l’héroïne Rachel Chu n’apparaît que plus tard.

En parlant du début du roman, j’ai eu du mal à accrocher, je ne comprenais pas où l’auteur voulait m’emmener. Mais, je suis têtu et curieux, j’ai poursuivi la lecture, en me perdant un peu dans des noms aux consonances inconnues (pour moi). Ça valait la peine, on entre progression dans l’histoire, puis elle nous prend et le roman devient captivant, avec des histoires à rebondissement et ce luxe de la jet-set asiatique qui est omniprésent tout au long du roman.

Ce que j’aime particulièrement est que Kevin Kwan nous surprend, on s’attend à une certaine évolution et bien non, l’histoire prend un tout autre chemin.

Enfin, plus on avance dans la lecture et plus le rythme s’accélère.

Il ne faut pas avoir peur de la longueur de ce roman, et accepter que l’entrer dans l’histoire soit un peu lente (mais surtout ne pas sauter les premières, elles plantent le décor, sans elles impossible de comprendre la suite) : c’est un roman captivant que je vous conseille de lire.

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À propos Olivier Kauf

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