Accueil / Faits d'actualité / Au moment où la canicule augmente la consommation EDF doit réduire sa production

Au moment où la canicule augmente la consommation EDF doit réduire sa production

La canicule pèse sur la consommation d’électricité dans les pays en avance sur la climatisation des logements, ce qui est loin d’être le cas de la France.

La France a du retard à rattraper dans ce domaine, alors que le mois de juillet 2018 a été le troisième mois le plus chaud depuis 1900 et que le début du mois d’août n’est pas meilleur, avec des records de température, dépassant localement les 40 °C.

Cette situation fait le bonheur des vendeurs de climatiseurs mobiles, avec des ventes en hausse, depuis 2017, ce qui se traduit par une augmentation de la consommation d’électricité.

La consommation d’électricité en France a connu un pic aux mi-journées, au-delà des chiffres usuels en août, où l’activité industrielle est réduite du fait des congés annuels, ce qui a limité les possibilités d’exportations, malgré la demande en hausse des pays voisins.

À l’heure où l’efficacité énergétique est devenue un enjeu essentiel, l’augmentation du nombre de climatiseurs provoque une hausse de la consommation d’électricité, de plus en plus sensible chaque été.

Avec les besoins de climatisation, chaque degré supplémentaire par rapport aux températures normales de la saison demande la mobilisation de l’équivalent d’un demi-réacteur nucléaire, selon un expert des réseaux électriques et, les pays qui n’en disposent pas, doivent faire appel aux énergies fossiles disponibles, en tête le charbon.

C’est dans cette conjoncture que EDF a été obligée de réduire la production de certaines centrales nucléaire, à cause du réchauffement climatique.

Elle a annoncé avoir arrêté temporairement un réacteur et réduit la puissance de deux autres, situés le long du Rhône.

On a choisi d’arrêter temporairement ou de moduler la puissance de certains réacteurs pour des contraintes environnementales, a expliqué un porte-parole d’EDF en sachant que dans une centrale nucléaire en bord d’un fleuve, l’eau de celui-ci est utilisée pour refroidir la vapeur du circuit qui alimente les turbines, avant d’être rejetée dans celui-ci.

Cette eau n’est pas radioactive, mais elle ne doit pas modifier, par son apport de chaleur, l’équilibre environnemental, si la température des fleuves est déjà trop élevée, par rapport à la normale, comme c’est le cas en ce moment.

C’était notamment le cas, par moments, du Rhône et de la Loire.

À l’avenir, et en perspective du réchauffement climatique, les futures centrales nucléaires ne pourront plus être localisées près de cours d’eau, dont le débit est trop faible.

Elles devront privilégier une situation en bord de mer avec les protections nécessaires, tirées du retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima au Japon, provoquée par un raz de marée, un tsunami.

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux

À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Si vous avez un instant !

L’article que vous venez de lire vous a intéressé,
alors CLIQUER sur une des publicités.
Ça ne vous coûte rien et c’est positif pour Notre-Siècle.