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Arrêt brutal du tourisme international

Alors que depuis des années, les vacanciers avaient pris l’habitude de voyager, de partir au loin même pour quelques jours. De prendre l’avion pour un long week-end à quelques milliers de kilomètres de chez soi.

Tout cela s’est brutalement arrêté, nous montrant que notre mode de vie touristique était vulnérable.

Un coronavirus, une ennemie microscopique, a mis à terre notre économie des loisirs, un micro-David contre hyper-Goliath.

Certains espéraient que tout redémarrerait après les confinements organisés dans la plupart des pays. Si les confinements ont permis de freiner la propagation du SARS-CoV-2, ils ne l’ont supprimé, il est toujours présent et actif.

On pouvait espérer qu’il n’aime pas la chaleur, ce n’est pas le cas, au Maroc sont confinés de nombreuses villes, et pourtant il fait très chaud et ce satané virus est toujours actif.

À cause des mesures barrières pour éviter que le virus se propage, les établissements recevant du public ont dû se réorganiser et recevoir moins de clients. Mais, de toutes les manières les clients sont absents.

En France et ailleurs, les restaurants, cafés, hôtels, camping, croisières, … ne vivent pas que du tourisme local, ils ont besoin des touristes étrangers.

Avec les restrictions de déplacement (notamment la fermeture de certaines frontières), la crainte de partir et de ne pas pouvoir rentrer chez soi, ou dans de mauvaises conditions avec mise en quatorzaine : résultat, il n’y a pas, ou presque pas, de touristes étrangers. D’ailleurs, on le lit dans la presse et sur les réseaux, il est curieux d’entendre parler uniquement en Français, dans des lieux touristiques fréquentés par des touristes venus des quatre coins du monde.

La Covid-19 n’est pas près de nous quitter, un vaccin sera disponible, bientôt nous dit-on. 2021, 2022, … mais il ne sera pas disponible pour tout le monde, 7 milliards de doses, ce n’est pas simple à produire. Il sera réservé à certaines catégories de la population : les plus exposés, les plus vulnérables.

Entre-temps, que va-t-il se passer pour des pans entiers d’activités ?

Tous ces villages de vacances, ces hôtels, … ne vivant que du tourisme international, sans oublier tous les commerces aux alentours de ces lieux de vacances.

A quoi vont servir tous ces avions qui transportaient des millions de touristes, ces aéroports ressemblants à des galeries marchandes. Bien entendu, on nous dit que le transport aérien reprendre progressivement et retrouvera son niveau du passé (on peut en douter). Mais entre-temps, à quoi servent tous ces avions, ils vont vieillir, rouiller au sol. Que vont devenir les fabricants tel que Boeing ou Airbus, sans oublier tous les sous-traitants.

À quoi vont servir tous ces paquebots plus grands les uns que les autres, qui passaient de port en port, de pays en pays. Nombre se souviendront de ces paquebots ayant constaté des cas de la Covid-19 et qui ne pouvaient accoster nulle part. Des croisières de rêve, transformés en cauchemar. Que vont devenir les chantiers qui les fabriquaient ?

Rien ne permettra, pour les loisirs et tout ce qui gravite autour, de sauver l’année 2020.

Pour la suite, ils devront se réorganiser, des branches entières d’activité disparaîtront touristiques. 2021 et les suivantes ne ressembleront pas à 2019, à l’avant Covid.

Quant au coronavirus, nous prendrons l’habitude de vivre avec lui, est-ce pour autant que nous reprendrons prochainement ces voyages lointains.

Non, certainement pas.

Ce n’est pas tant la crainte du virus, mais de nouvelles habitudes, imposées cette année et qui entreront dans les us et coutumes des vacanciers.

Pourquoi prendre l’avion, faire des milliers de kilomètres pour une ou deux semaines vacances, alors que l’on peut passer d’agréables vacances non loin de chez soi et pour un budget moindre.

C’est un peu comme le confinement qui a fait découvrir le télétravail, qui va devenir (pour les emplois de bureau), la norme.

Les contraintes et risques lors de déplacement à l’étranger, font découvrir d’autres formes de vacances et de loisirs, qui vont devenir la norme, même si demain SARS-CoV-2 ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Le monde du tourisme d’aujourd’hui, ne sera plus – avant très longtemps – celui d’hier.

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Olivier Kauf

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