Accueil / Réflexions / A quoi sert le bac ?

A quoi sert le bac ?

Par Jean-Pierre Lehnisch
Docteur d’Etat en droit , Licencié en sociologie, Expert en Enseignement à Distance

A quoi sert le bac ? La question est provocatrice. Pourquoi ? Parce que, à une époque où l’on dénigre facilement toutes choses, la réponse réflexe est la suivante : « à rien ! » et bien non ! Le bac garde une valeur importante dans notre société. Explications.

Du latin baccalarius (jeune homme) et bacca lauri (haie de laurier), le baccalauréat est défini par les dictionnaires comme « le premier des grades universitaires sanctionné par un diplôme qui marque le terme des études secondaires ». Voilà qui en dit long sur l’état d’esprit de ses créateurs. De fait, ce diplôme conserve une certaine valeur.

Cinq raisons l’expliquent :

1) il représente toujours un programme de culture générale intéressant et même indispensable. Bien souvent, c’est un socle que l’on garde toute sa vie. Même si l’on continue des étapes supérieures, on n’a plus l’occasion d’élargir ses connaissances dans des secteurs aussi variés que l’histoire, la géographie, la littérature, les sciences, etc. Cela donne une base culturelle indéniable.

2) L’obtention démontre, de la part des récipiendaires, une capacité à apprendre et à retenir. Est-il si évident d’ingurgiter 5, 6, 7 livres entiers ? Vous diplômés d’enseignement supérieur, vous titulaires de doctorats, vous chefs d’entreprises reconnus avez-vous essayé de traiter les sujets qui sont donnés chaque année pour le bac ? Non, les sujets ne sont pas plus faciles que jadis, passé que l’on embellit à souhait !

3) Ce diplôme démontre également de la part des titulaires, une capacité à s’organiser, à accepter des sacrifices de sorties que l’on s’interdit surtout dans les derniers mois de cette année terminale. Il prouve également une capacité à réfléchir (essayer de traiter les sujets de philosophie, quelle que soit la filière choisie…), à structurer sa pensée, à faire une plan, etc. Autant d’actions très utiles lors des études supérieures et durant sa vie professionnelle.

4) C’est un curseur pour bien des orientations. L’entrée à l’université, la préparation aux concours administratifs, aux examens d’entrée dans les écoles spécialisées exigent l’obtention au préalable du bac. C’est dire combien cette étape est importante.

5) Bien sûr, l’on cite volontiers tel ou tel personnage public ou privé qui a bien réussi dans la vie professionnelle et qui pourtant ne peut pas exhiber ce diplôme ! L’on passe sous silence que ces dites personnes conservent un regret de ne pas avoir eu le bac ! C’est un sentiment de frustration à vie. Et ce même si leurs connaissances autodidactes sont énormes. Ce diplôme reste une valeur de référence. La fracture universitaire passe par le bac : il y a ceux qui ont ce diplôme et les autres. C’est un fait qu’il est inutile de combattre.

Chaque année, le bien-fondé de ce diplôme est posé. A quoi sert-il ? Ne peut-on pas s’en passer ? Est-il dévalorisé ? Est-il « distribué » allègrement à tout le monde ? Ne faut-il pas le modifier ? Voire le supprimer ?

Ce 1er diplôme résiste toujours à toutes ces questions ! Et c’est tant mieux. Il suffit de constater les explosions de joie des candidats qui découvrent leur nom sur les listes des heureux élus affichées aux portes des établissements scolaires pour se convaincre du bien-fondé de cet examen, signe d’appartenance à cette grande famille des bacheliers.

Même s’ils sont 80% à le réussir, le suspense reste à son comble car il y a toujours un risque, un péril à ne pas l’obtenir, vis-à-vis de soi, de son environnement familial et amical.

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux

À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*