Mon pauvre

Déjà l’expression sonnait comme une possession.

A la sortie de la messe d’une église non républicaine, il fallait savoir donner aux pauvres après avoir participé aux deniers du culte ; remarquez au passage l’écart de langage pour dire la même chose mais pas aux mêmes.

Dans certaines associations caritatives, sans doute pour effacer toutes traces religieuses d’une certaine noblesse qui ne l’était pas, on ne dit pas pauvre mais bénéficiaire.

Cela classe dans un monde de précarité où l’on a peu de chance (pas besoin de mettre un « s »…) d’en sortir.

Le gouvernement l’a si bien compris que ses décisions budgétaires font profiter à tous sauf aux plus démunis puisqu’il ne sont plus les siens.

Chacun doit pouvoir prendre son destin entre les mains pourvu qu’il ne soit pas manchot.

Aide toi et si tu y crois ton bon dieu, qui ne l’ait pas trop car il a sans doute autre chose à faire, il t’aidera comme il se doit.

Toujours penser que celui qui est au-dessus est juste et bon et que si tu ne comprends pas tout cela explique pourquoi tu es aussi bas.

Ainsi donc, si en 2018, l’augmentation du pouvoir d’achat de l’ensemble des français augmentera peu, il fera un boom en 2019 pour plus de six milliards d’euros dont 42 % seront captés par les 2 % des plus riches en France.

Ce sont les héritiers de l’ex dame ma plus riche de France qui disent merci l’impérieux.

Par contre, ceux qui sont juste en-dessous de la limite des 5 % les plus riches, pardon les plus aisés,  auront la joie de connaître le sort des plus pauvres par une baisse.

Il faut bien chercher l’argent là où il se trouve.

Vous comprenez maintenant pourquoi est-ce qu’une compagnie aérienne n’accepte plus qu’un seul et unique bagage en cabine.

Cette low-cost connaît très bien les faibles moyens de ses migrants d’un soir.

Exit mobile version