Vacances : réservations sans certitudes

On a beau passer de phase en phase de déconfinement, il faut bien que l’économie redémarre, mais le coronavirus SARS-CoV-2 est toujours présent.

En France, il n’y a plus de d’épidémie, mais des clusters qui sont sous contrôle. Il y en a toutes les semaines de nouveaux.

Hors de France, ça dépend. Certains pays sont encore en pleine pandémie, d’autres – comme la France – avec un virus sous contrôle tel qu’en Allemagne, en Italie ou en Espagne, d’autres où on constate des reprises tel qu’en Chine ou en Inde.

Même en France, si la circulation est libre partout, le sera-t-elle au fil des semaines. A un moment, on parlait d’un test demandé avant de se rendre en Corse, ce n’est plus le cas. Qu’en est-il des territoires ultra-marins ? Possible de s’y rendre aujourd’hui … mais demain ?

Sans parler de l’incertitude économique pour les salariés où les indépendants de leur avenir et donc de la stabilité de leurs revenus.

Autant d’éléments qui rendent complexe et incertains la réservation de vacances pour cet été.

Lors d’un reportage d’un JT sur France 2, j’entendais des restaurateurs et hôteliers regretter l’absence de touristes et le peu de réservations.

Il est clair, que cette année, alors que la France est une des premières destinations touristiques au monde, il ne faut pas compter sur les touristes venus de l’étrangers, sauf peut-être quelques touristes européens.

Quant aux Français, même avec des assurances de remboursement en cas d’impossibilité, on n’a jamais la certitude que ces garanties fonctionnent.

Et l’impossibilité de se rendre sur son lieu de vacances est réel. Il peut y avoir des problèmes de transport : trains ou avions supprimés. Mais, plus réel, un cluster de la Covid-19 sur son lieu de vacances. Que vaut-il mieux, un cluster avant de partir qui empêche … de partir ou un cluster en étant sur place qui empêche de rentrer.

La situation actuelle n’est pas propice à organiser, ni vacances trop loin de chez soi, ni trop cher.

Il faut, dans la mesure du possible, partir quelques jours pour les vacances d’été mais sans en faire une affaire d’état.

Si on peut partir tant mieux, si on ne peut pas … tant pis.

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