Selon une étude réalisée par OpinionWay pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, 85 % des Français considèrent la France comme l’un des plus beaux pays du monde pour passer leurs vacances. Ils sont également 84 % à estimer qu’un séjour dans l’Hexagone peut être aussi désirable qu’un voyage à l’étranger.
Méthodologie : Étude OpinionWay pour Voyages E.Leclerc réalisée auprès d’un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées en ligne les 24 et 25 juin 2026 selon la méthode des quotas.
Cette évolution traduit un changement dans la manière d’envisager les congés. La proximité n’est plus nécessairement associée à un choix par défaut. Elle peut au contraire répondre à une aspiration croissante à des vacances plus faciles à préparer, moins coûteuses en temps et suffisamment dépaysantes.
L’organisation des vacances reste un obstacle au départ
Avant même la question du prix, la préparation du séjour peut constituer un frein important. Près d’un Français sur trois, soit 30 % des personnes interrogées, indique avoir déjà renoncé à partir parce que l’organisation lui paraissait trop compliquée.
Cette proportion atteint près d’une personne sur deux chez les 18-34 ans. Recherche d’un hébergement, comparaison des transports, réservation des activités, formalités administratives ou coordination des participants peuvent transformer les préparatifs en une succession de contraintes.
Dans ce contexte, les destinations françaises bénéficient d’un avantage évident. Elles permettent souvent de réduire les démarches, de raccourcir les trajets et de conserver davantage de souplesse dans l’organisation.
Les résultats de l’étude montrent toutefois que la simplicité ne constitue pas la seule motivation. Pour 96 % des personnes interrogées, il est tout à fait possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France. Par ailleurs, 92 % considèrent que la diversité des paysages et des expériences proposées dans le pays reste encore sous-estimée.
La capacité à rompre avec le quotidien est également largement reconnue. Près de neuf Français sur dix, soit 89 %, estiment qu’un séjour en France permet réellement de déconnecter.
Cette perception se traduit dans les intentions de départ. Près des trois quarts des personnes interrogées, soit 73 %, envisagent de passer leurs prochaines vacances exclusivement en France.
Des vacances associées à la découverte des territoires
Le premier avantage cité par les Français est la possibilité de redécouvrir les régions du pays. Cette motivation est mentionnée par 44 % des répondants.
Le patrimoine, la gastronomie et la variété des paysages arrivent juste derrière, avec 42 % des réponses. Ces résultats confirment l’importance accordée à l’expérience culturelle et au cadre de vie dans le choix d’une destination.
La France permet de passer rapidement d’un environnement à un autre. Littoral atlantique, villages méditerranéens, massifs montagneux, campagnes, villes historiques ou espaces naturels offrent des possibilités très différentes sans nécessiter de quitter le territoire.
Les considérations pratiques occupent également une place importante. La maîtrise du budget est citée par 26 % des personnes interrogées. La facilité pour rejoindre le lieu de séjour et la limitation du temps passé dans les transports sont chacune mentionnées par 25 % des répondants.
Les vacances en France apparaissent ainsi comme un compromis entre découverte, dépaysement, accessibilité et simplicité.
Un budget surveillé de près
Malgré une forte envie de partir, les Français restent attentifs au coût de leurs congés. Ils estiment qu’une semaine de vacances d’été en famille devient excessive lorsque son prix dépasse en moyenne 1 817 euros.
Ce seuil illustre la nécessité, pour de nombreux foyers, d’arbitrer entre la durée du séjour, le transport, l’hébergement, les activités et les dépenses quotidiennes.
Dans ce domaine, la France est perçue comme la destination offrant le meilleur équilibre entre le coût et la qualité de l’expérience. Elle arrive en tête pour 32 % des personnes interrogées, devant l’Espagne, citée par 20 %, et le Portugal, choisi par 17 %.
Cette perception ne signifie pas que les vacances en France soient systématiquement moins chères. Certaines régions très touristiques peuvent afficher des tarifs élevés, notamment en pleine saison. Toutefois, la possibilité de voyager en voiture, de raccourcir la durée des transports ou de choisir parmi une grande diversité d’hébergements peut faciliter l’adaptation du séjour au budget disponible.
Le regard porté sur le potentiel touristique français dépasse d’ailleurs la seule comparaison financière. Près de huit Français sur dix, soit 79 %, pensent que les habitants des autres pays européens leur envient la possibilité de passer facilement leurs vacances en France.
La Bretagne en tête des destinations rêvées
Lorsqu’ils imaginent leurs vacances idéales, les Français restent attachés à plusieurs destinations emblématiques.
Le séjour le plus attractif est une maison en bord de mer en Bretagne, choisie par 48 % des personnes interrogées. Elle devance le chalet dans les Alpes, cité par 33 %, et la semaine dans un village provençal, qui recueille 32 % des réponses.
La Bretagne arrive également en tête lorsqu’il est demandé aux Français dans quelle région ils aimeraient passer un été entier. Elle est choisie par 25 % des répondants, devant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec 16 %, et la Corse, avec 11 %.
L’attrait de la Bretagne peut s’expliquer par la combinaison de plusieurs éléments recherchés par les vacanciers : le littoral, les paysages naturels, le patrimoine, la gastronomie et une image de destination à la fois familiale et dépaysante.
La Provence conserve pour sa part son pouvoir d’attraction grâce à ses villages, son climat et son art de vivre. La Corse demeure associée à des paysages spectaculaires et à une expérience insulaire sans quitter le territoire national.
Les jeunes privilégient davantage les expériences
Les aspirations des plus jeunes se distinguent légèrement de celles de l’ensemble de la population. Les 18-24 ans se montrent davantage attirés par des formes de vacances axées sur la mobilité et l’originalité.
Parmi eux, 34 % se projettent dans un séjour en glamping en Corse, contre 23 % en moyenne dans l’ensemble de la population. Le glamping associe le camping à des équipements plus confortables et à une recherche d’expérience inhabituelle.
Les jeunes sont également 34 % à rêver d’un road trip à travers plusieurs régions françaises, contre 22 % pour l’ensemble des personnes interrogées.
Ces préférences montrent que l’attachement aux destinations françaises ne signifie pas nécessairement le retour à des vacances traditionnelles. Les nouvelles générations souhaitent souvent multiplier les étapes, improviser davantage et privilégier des expériences originales.
La France peut répondre à ces attentes grâce à la proximité entre ses territoires et à la diversité de ses paysages. Un même séjour peut associer une grande ville, un espace naturel, une région viticole et une zone littorale.
Un rapport aux vacances en pleine évolution
L’étude fait apparaître une transformation plus large des attentes. Les Français ne recherchent pas uniquement une destination lointaine ou spectaculaire. Ils semblent accorder davantage d’importance à la facilité d’organisation, à la qualité du temps passé sur place et à la maîtrise du budget.
Cette évolution ne marque pas nécessairement un désintérêt pour l’étranger. Elle montre plutôt que la France est désormais capable de rivaliser dans l’imaginaire des vacanciers avec des destinations internationales.
Le désir d’évasion demeure, mais il peut se satisfaire sans franchir les frontières. La richesse des paysages, la variété des hébergements, le patrimoine et la gastronomie permettent de renouveler les expériences d’une année à l’autre.
Cette tendance pourrait également favoriser des séjours plus courts, plus fréquents ou répartis sur différentes périodes de l’année. La facilité d’accès à certaines destinations françaises peut encourager les départs de quelques jours et limiter la dépendance aux grandes vacances estivales.
L’enquête a été réalisée en ligne les 24 et 25 juin 2026 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.