Souviens-toi, avant c’était comme ça

Je me rappelle une certaine jeunesse passée plutôt à fréquenter une certaine délinquance tout en gardant un pied dans le monde des gens biens, voire pour certains bons.

L’on pouvait alors empêcher un fourgon de police en cape d’aller bon train sans nécessairement faire l’objet d’une couverture visuelle.

Parfois, tout juste un encart d’entre filet dans les pages régionales lorsqu’il n’y avait pas assez de chats écrasés à raconter.

Tout le monde se fichait bien de cette déshérence qui parfois nous amenait à casser du « melon », braver les commerçants du quartier et participer, si l’on était invité par plus durs, aux tournantes au bas des escaliers d’une cité qui avait vu le jour pour une période provisoire.

Mais 40 ans plus elle continuait à désespérer ses habitants.

N’allez par croire, il y avait pourtant une vraie solidarité, un vivre ensemble non encore vraiment pollué par des promesses patronales et gouvernementales de ruissellement.

Et, ce genre de cité, il y en avait de partout dans les villes de la-dite petite couronne et de la grande aussi enserrant la capitale de France.

Parfois, ça se tapait entre blousons noirs et blousons dorés, chacun sortant à tour de rôle de son quartier pour mieux se montrer, le spectacle déjà mais à faible audience.

Et puis, parfois, la réunion se faisait lorsque les képis se prenaient à vouloir utiliser leur force légale.

C’était un peu comme dans la chanson du grand à moustache, mais pour lui avec quelques mégères pour parler vrai.

Personne n’en faisait vraiment un plat.

Sauf les familles victimes, les familles avec un en prison, mais tout le monde s’en foutait si chacun chez soi raison gardée.

Toutefois, les bourgeoises, jeunes mais surtout moins aussi, parfois la mère et la fille pourquoi pas si l’homme de maison était en plein affaire, venaient s’encanailler et nous invitaient dans des bistrots bien connus qui ont hélas, du moins je le crois disparu.

Et, croyez-moi, ce n’était pas pour une seule petite danse.

Alors, on allait pas casser la poule d’or dans tous ses états de service.

Aussi, quand le petit mec du gouvernement fait semblant en son fond intérieur de croire à l’ensauvagement, il est prié d’éviter de participer à l’agrandissement étourdissant de la loupe mécréante des réseaux et des caméras de télévision…

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