
L’enquête a été réalisée sur 1010 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne du 29 au 30 décembre 2025, sur le panel propriétaire YouGov France.
Une progression mesurée mais continue
Sur l’année écoulée, les commandes de plats végan ont progressé de plus de 10 pour cent sur l’application Deliveroo. Une dynamique portée par une offre plus riche et plus inventive, qui revisite les incontournables de la street food et de la cuisine du quotidien. Kebab, burger, pad thaï, burrito ou encore tacos se déclinent désormais en version végan, sans renoncer à la gourmandise.
Cette évolution de l’offre rencontre un public de plus en plus curieux. Selon l’étude YouGov menée pour Deliveroo, 44 pour cent des Français se disent prêts à tester ces plats emblématiques en version végan. Le chiffre illustre un changement de regard : le véganisme n’est plus uniquement perçu comme une contrainte ou un engagement radical, mais comme une expérience culinaire accessible.
Pour autant, le véganisme reste minoritaire dans les pratiques déclarées. Seuls 2 pour cent des Français affirment suivre un régime végan toute l’année. En revanche, l’envie d’expérimentation progresse. En 2025, 29 pour cent des personnes interrogées se disent prêtes à tester un régime végan pendant un mois, contre 27 pour cent l’année précédente. Cette évolution suggère une adoption par étapes, faite de tests ponctuels et de repas alternatifs, plutôt qu’une conversion immédiate et définitive.
Des motivations stables, des nuances générationnelles
Les raisons qui poussent les Français à s’intéresser au véganisme restent globalement inchangées par rapport à 2024. L’amélioration de la santé arrive en tête, suivie par la protection de la vie animale, puis par l’envie de relever un défi personnel ou de sortir de sa zone de confort.
Toutefois, une lecture générationnelle plus fine se dessine. Chez les 35 à 44 ans, la motivation liée à la santé progresse nettement, passant de 49 à 58 pour cent en un an. Chez les 18 à 34 ans, c’est la dimension environnementale qui gagne du terrain, avec une hausse de quatre points, pour atteindre 43 pour cent. Le véganisme apparaît ainsi comme un sujet aux motivations multiples, dont les ressorts varient selon l’âge et les priorités individuelles.
Des freins encore bien ancrés
Malgré cette dynamique positive, les stéréotypes persistent. En 2025, près d’un Français sur deux associe encore le véganisme à des carences nutritionnelles. Par ailleurs, 41 pour cent des personnes interrogées continuent de percevoir ce régime comme monotone ou fade. Ces représentations expliquent pourquoi le véganisme progresse sans encore faire l’unanimité.
L’étude montre toutefois que ces freins ne sont pas idéologiques, mais essentiellement pragmatiques. Lorsque le plaisir et l’accessibilité sont au rendez vous, les réticences s’estompent. Ainsi, 58 pour cent des Français se disent prêts à commander un plat végan en livraison si le goût et le prix sont équivalents à ceux d’un plat contenant des produits d’origine animale. Le message est clair : le véganisme convainc lorsqu’il ne demande aucun sacrifice perçu.
Les grands classiques, portes d’entrée du véganisme
En 2025, la démocratisation du véganisme passe avant tout par la réinvention des plats les plus populaires. Pizza, pâtes, lasagnes ou burger constituent des points d’entrée naturels pour celles et ceux qui souhaitent tester une alimentation végétale sans bouleverser leurs habitudes. Près d’un Français sur deux se dit ainsi prêt à essayer ces plats en version végan.
Cette appétence est alimentée par plusieurs déclencheurs. La curiosité arrive en tête, citée par 41 pour cent des répondants. L’influence des proches et des réseaux sociaux joue également un rôle non négligeable, respectivement pour 23 et 22 pour cent des Français. Enfin, la caution culinaire demeure déterminante : 48 pour cent des personnes interrogées se déclarent plus enclines à tester un plat végan lorsqu’il est imaginé par un chef reconnu. Le véganisme s’impose alors comme une expérience gastronomique, et non comme une simple alternative par défaut.
Une offre en pleine expansion sur Deliveroo
Cette évolution des perceptions se traduit concrètement dans l’offre disponible. En un an, le nombre de restaurants proposant des plats végan sur Deliveroo a progressé de plus de 35 pour cent. Cette diversification de l’offre accompagne la hausse des commandes et contribue à normaliser la présence du véganisme dans le paysage de la livraison à domicile.
Certaines villes se distinguent particulièrement par leur appétit pour les plats végan. En 2025, Strasbourg arrive en tête, suivie de Paris et Lyon. Nice, Marseille, Aix en Provence, Nantes, Toulouse, Montpellier et Tours complètent le top dix des villes les plus friandes de cuisine végan sur l’application.
Street food et plats stars en tête des commandes
Le classement des plats végan les plus populaires confirme l’attrait pour une cuisine généreuse et familière. Le burrito végan arrive en première position, suivi de la pita falafel et de l’avocado toast. Le kebab végan, les salades composées et le durum végan figurent également parmi les incontournables. Viennent ensuite le bo bun au tofu, les tacos végan, le pad thaï aux légumes et le dahl de lentilles.
Deliveroo met également en avant plusieurs adresses particulièrement plébiscitées par les utilisateurs. À Lyon, le burrito de Taco Taco fait figure de référence. À Paris, la pita falafel de Mezzencore et l’avocado toast de Cojean rencontrent un franc succès. À Strasbourg, le kebab végan de Végémam s’impose comme une alternative emblématique, tandis que le pad thaï aux légumes végan de The Crying Tiger séduit les amateurs de cuisine asiatique revisitée.
Un véganisme en voie de normalisation
Les enseignements de l’étude YouGov pour Deliveroo montrent que le véganisme s’installe durablement dans le paysage alimentaire français, à condition d’être synonyme de plaisir et de simplicité. Plus qu’un choix militant, il devient une option parmi d’autres, intégrée aux usages quotidiens grâce à la livraison et à la créativité des restaurateurs.
Si les préjugés persistent, la montée en gamme de l’offre et la réinvention des plats iconiques contribuent à lever progressivement les freins. En 2025, le véganisme ne cherche plus à convaincre par le discours, mais par l’assiette. Et c’est sans doute là que réside la clé de son essor futur.