Movember 2026, une enquête révèle les inégalités persistantes entre femmes et hommes face au plaisir sexuel

À l’occasion de Movember, mois traditionnellement consacré à la sensibilisation à la santé masculine, une enquête réalisée par l’IFOP pour JOYclub met en évidence des différences importantes entre les femmes et les hommes dans leur expérience du plaisir sexuel. Selon les résultats, 67 % des hommes déclarent atteindre l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre seulement 40 % des femmes. Une autre donnée retient l’attention : 59 % des Françaises reconnaissent avoir déjà simulé un orgasme, alors que seuls 32 % des hommes déclarent s’être déjà aperçus d’une telle simulation chez une partenaire.

Ces résultats, présentés en novembre 2026, soulèvent plusieurs questions sur la communication au sein des couples, la connaissance du plaisir de l’autre et la place accordée à la sexualité dans le bien-être individuel.

Un écart de 27 points entre les femmes et les hommes

L’étude « Radioscopie de la sexualité des Français.es », réalisée par l’IFOP pour JOYclub, révèle une différence de 27 points entre la proportion d’hommes et celle de femmes déclarant atteindre systématiquement ou presque l’orgasme lors de leurs rapports sexuels.

Cet écart, généralement désigné par l’expression anglaise « orgasm gap », illustre une réalité souvent peu abordée dans les discussions sur la sexualité. Si le plaisir constitue une dimension importante de la vie intime, son expérience demeure sensiblement différente selon le sexe des personnes interrogées.

Les résultats montrent également que certaines pratiques sexuelles sont associées à des écarts plus ou moins importants.

Dans la position dite de la levrette, 91 % des hommes déclarent atteindre l’orgasme, contre 57 % des femmes, soit une différence de 34 points. Il s’agit du plus fort écart parmi les positions étudiées.

Pour la position du 69, les proportions atteignent respectivement 76 % chez les hommes et 54 % chez les femmes, soit 22 points de différence.

Lorsque les hanches sont surélevées à l’aide d’un coussin, 81 % des hommes et 64 % des femmes déclarent atteindre l’orgasme. L’écart se réduit alors à 17 points, le niveau le plus faible parmi les configurations présentées.

Concernant la position du missionnaire, les données indiquent que 64 % des femmes atteignent l’orgasme. Le document transmis comporte toutefois une incohérence entre le pourcentage masculin indiqué et l’écart annoncé, ce qui ne permet pas de reprendre ce résultat avec certitude.

Ces différences montrent que les pratiques peuvent être associées à des expériences variables. Elles ne permettent cependant pas, à elles seules, de déterminer les raisons des écarts constatés ni d’établir qu’une position particulière garantirait davantage de plaisir.

Près de six Françaises sur dix déclarent avoir déjà simulé un orgasme

Au-delà des différences dans la fréquence des orgasmes, l’enquête s’intéresse à un comportement qui demeure relativement répandu : la simulation.

Selon les résultats de l’IFOP, 59 % des Françaises interrogées déclarent avoir déjà simulé un orgasme. Une proportion qui atteint 73 % dans une autre enquête, réalisée par Trend Research pour JOYclub.

Ces chiffres proviennent de deux études distinctes, conduites auprès de populations et selon des méthodologies différentes. Ils doivent donc être interprétés séparément et ne constituent pas une mesure de l’évolution du phénomène.

La simulation peut soulever des interrogations sur la manière dont les partenaires communiquent autour de leurs attentes et de leurs expériences. Elle met également en évidence la difficulté que certaines personnes peuvent rencontrer lorsqu’il s’agit d’exprimer leurs préférences ou de parler d’une insatisfaction.

L’étude ne permet toutefois pas de déterminer précisément les motivations individuelles des femmes déclarant avoir simulé un orgasme.

Elle révèle en revanche que cette expérience est loin d’être marginale et qu’elle concerne une majorité des Françaises interrogées dans l’enquête nationale.

Les hommes ne perçoivent pas toujours la simulation de leur partenaire

L’un des autres enseignements concerne la perception masculine.

D’après l’IFOP, seuls 32 % des hommes déclarent s’être déjà rendu compte qu’une partenaire simulait un orgasme.

Dans l’étude réalisée par Trend Research, cette proportion atteint 55 %. Elle s’élève à 60 % parmi les hommes interrogés connaissant JOYclub.

Ces résultats font apparaître des différences importantes entre les populations étudiées. Ils ne signifient cependant pas que les hommes qui n’ont jamais remarqué de simulation y ont nécessairement été confrontés.

La distinction est importante, car les questions portent sur une expérience déclarée et non sur une capacité à reconnaître objectivement une simulation.

Pour JOYclub, ces données constituent néanmoins une invitation à accorder davantage de place à la communication entre partenaires.

La plateforme estime que les échanges autour du plaisir, des attentes et des préférences personnelles peuvent contribuer à une meilleure compréhension mutuelle.

Une parole plus libre parmi les personnes connaissant JOYclub

L’enquête Trend Research s’intéresse également aux répondants qui connaissent la plateforme JOYclub, une communauté européenne consacrée aux rencontres, aux échanges et à l’éducation sexuelle.

Parmi les femmes appartenant à ce groupe, 86 % déclarent avoir déjà simulé un orgasme.

Cette proportion, supérieure à celle observée dans les autres populations interrogées, ne permet pas de conclure que ces femmes simulent plus fréquemment. Elle peut également refléter des différences de profils ou de disposition à aborder ces sujets.

JOYclub privilégie cette seconde interprétation et considère que les personnes familiarisées avec des espaces de discussion ouverts sur la sexualité peuvent se montrer plus disposées à reconnaître certaines expériences personnelles.

Les données disponibles ne permettent toutefois pas de démontrer un lien de causalité entre la fréquentation ou la connaissance de ces communautés et une plus grande liberté de parole.

Elles mettent surtout en évidence des différences déclaratives qui méritent d’être replacées dans le contexte propre à chaque enquête.

Movember, une occasion d’élargir les discussions sur la santé masculine

Créé pour sensibiliser le public aux enjeux de santé masculine, Movember est traditionnellement associé à la prévention et à l’encouragement des hommes à prendre soin de leur santé.

JOYclub propose d’élargir cette réflexion à la santé sexuelle et à la qualité des relations intimes.

L’entreprise défend une approche dans laquelle l’épanouissement sexuel ne se mesure pas uniquement à la fréquence des rapports ou à la performance individuelle, mais également à la capacité des partenaires à échanger sur leurs expériences respectives.

« Une sexualité épanouie ne se mesure pas à la performance : elle se construit à deux, dans l’écoute », souligne Louiza Papadopoulou, responsable marketing international de JOYclub.

La responsable estime que la possibilité de parler librement du plaisir constitue un élément important pour réduire les incompréhensions entre partenaires.

Cette approche rejoint le constat général qui se dégage des résultats : les différences entre les expériences féminines et masculines ne concernent pas uniquement l’atteinte de l’orgasme, mais également la manière dont chacun perçoit et exprime son plaisir.

Le dialogue au sein du couple au centre des enjeux

Les deux enquêtes mettent en lumière plusieurs dimensions de la sexualité qui ne se résument pas aux seules pratiques physiques.

D’une part, les différences de fréquence des orgasmes montrent que les expériences féminines et masculines demeurent inégales parmi les personnes interrogées.

D’autre part, la proportion de femmes déclarant avoir déjà simulé un orgasme et celle des hommes affirmant avoir remarqué une simulation illustrent les limites possibles de la perception du plaisir de l’autre.

Ces résultats ne permettent pas de tirer des conclusions générales sur la qualité des relations de couple ou sur le degré de satisfaction sexuelle des personnes interrogées.

Ils invitent néanmoins à distinguer plusieurs notions : la fréquence des orgasmes, la satisfaction personnelle, la communication et l’attention portée au partenaire.

L’orgasme ne constitue pas à lui seul une mesure exhaustive de l’épanouissement sexuel. Une personne peut notamment apprécier une relation intime sans nécessairement atteindre l’orgasme.

Dans ce contexte, la place donnée à l’expression des préférences et au respect des attentes individuelles apparaît comme une question centrale.

Deux enquêtes réalisées auprès de plus de 3 200 répondants

Les résultats présentés reposent sur deux enquêtes réalisées en France au cours de l’année 2026.

La première, intitulée « Radioscopie de la sexualité des Français.es », a été conduite par l’IFOP pour JOYclub du 6 au 9 mars 2026. Elle repose sur un questionnaire auto-administré en ligne auprès de 2 210 personnes âgées de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas, prenant en compte l’âge, le genre, la profession et la région.

La seconde enquête, « International Brand Tracking & Behavioral Benchmark », a été réalisée par Trend Research en avril 2026 auprès de 1 021 adultes âgés de 18 à 54 ans en France. Elle comprend notamment un sous-échantillon de personnes connaissant JOYclub.

Au total, les deux études rassemblent 3 231 répondants, mais leurs résultats ne peuvent pas être directement additionnés en raison des différences de populations étudiées.

Les données reposent par ailleurs sur des déclarations individuelles et non sur des observations directes des comportements sexuels.

Ces précisions méthodologiques sont essentielles pour apprécier la portée des résultats, notamment lorsqu’il s’agit de comparer les réponses des femmes et des hommes ou celles de personnes connaissant une plateforme spécialisée.

À travers ces enquêtes, Movember 2026 devient ainsi l’occasion d’aborder une dimension parfois moins visible de la santé masculine : la place de l’écoute et de la communication dans la vie sexuelle. Au-delà des chiffres, les résultats rappellent que l’expérience du plaisir demeure différente selon les individus et que sa compréhension passe aussi par la possibilité d’en parler librement.

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