Réflexions

Les sources qui alimentent l’eau en bouteilles ne sont pas inépuisables

Le principal employeur local de Vittel une multinationale agro-alimentaire est accusé de surexploiter une nappe souterraine pour exporter un million de mètres cubes par an qu’elle embouteille sous le label « Vittel bonne source » qui n’est pas une eau minérale mais une eau de source, vendue exclusivement en Allemagne.

Il se trouve que ce million de mètres cubes est l’équivalent du déficit annuel de cette nappe qui a déjà baissé de dix mètres en trente ans et qui approvisionne en eau potable les habitants de Contrexéville et de Vittel.

Ce n’est pas le seul cas où une source fournit à la fois de l’eau mise en bouteille, tout en alimentant un réseau de distribution local, c’est le cas d’une source qui jaillit dans le quartier d’Orléans la Source, dans le Loiret, le bien nommé.

Mais revenons à Vittel ou un collectif qui regroupe l’Association pour la sauvegarde des vallées et la prévention des pollutions Oiseaux nature, l’UFC-Que choisir, 88 et Vosges nature environnement reproche à cette multinationale de surexploiter la nappe souterraine des « grès trias inférieur » dont le déficit chronique est identifié depuis les années 1970, au détriment des populations locale et ce avec l’assentiment des pouvoirs publics.

Depuis 1990, grâce à une autorisation préfectorale accordée pour 30 ans, la multinationale prélève dans la nappe un million de mètres cubes par an, ce qui obligera à construire un réseau de canalisations pour acheminer de l’eau en provenance d’une nappe située à quinze kilomètres de Vittel, pour l’alimentation de la population locale.

Les associations craignent l’impact environnemental de la solution qui coûtera 20 à 30 millions d’euros sur trente ans, selon le procédé technique choisi et dont la multinationale s’est engagée à assumer le coût,

Selon le directeur du site, ou travaillent plus de 1 000 salariés, l’objectif de son groupe est la gestion durable de l’eau et le souci que le territoire préserve ses forces économiques et environnementales, alors que l’assécher mettrait en péril ses marques et son avenir.

Sur ce point on peut lui faire confiance, sans que cela n’empêche la lutte à se poursuivre.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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