
Il y a un phénomène nouveau qui nuit aux vins rouges, en général, c’est le changement de climat qui fait que le monde d’aujourd’hui se tourne vers les vins qui se boivent frais, d’ailleurs on commence par trouver dans le commerce des bordeaux blancs et des bordeaux rosés, un changement dont profitent les viticulteurs, car ce sont des vins qui se vendent dès leur mise en bouteille, sans immobilisation de capitaux durant des années de garde en cave, comme les vins rouges.
Dans ce contexte la demande de vin rouge a baissé, mais les viticulteurs, au lieu d’arracher leur vigne, peuvent tenter d’adapter leur production à la demande des consommateurs, en jouant sur la réputation du bordeaux.
Il faut savoir que le réchauffement climatique a une incidence sur la culture de la vigne qui finira par se déplacer vers le nord, ce qui, ajouté aux difficultés actuelles pèse lourdement sur les prix des terres, qui dans le passé avaient atteint des niveaux probablement trop élevés, pas seulement en champagne, où ils avaient atteint des sommets, mais aussi dans le Bordelais où ils sont passés de 27 000 à 30 000 euros l’hectare il y a 25 ans à 12 000 euros, sans trouver d’acheteurs, même à des prix bradés, ce qui empêche des viticulteurs âgés à prendre leur retraite, faute de trouver des acheteurs.
La surproduction s’est installée, sur une production de 9 millions d’hectolitres chaque année, 1 million ne trouvent pas acheteur, malgré un prix de vente dans les grandes surfaces, à l’occasion de « foires du vin » autour de 4 euros la bouteille, c’est dans un marché en baisse depuis 50 ans, tombé de 100 litres, l’époque des vins à la tireuse, à 40 litres, en moyenne par personne, ce qui, au regard de la santé est une bonne chose, mais fait que le potentiel de production du Bordelais dépasse de 20 % des volumes commercialisés actuellement.
Pendant des années, les propriétés se sont agrandies pour rester rentables, que les propriétaires, à la tête de 120 000 hectares, ont aujourd’hui du mal à vendre.