Le mouvement dans l’immobilisme

Super, vraiment super, l’illuminé veut couper la branche de laquelle il s’est envolé.

Il n’y aura plus d’Ena, ce machin à faire de beaux fonctionnaires bien installés dans leur beau fauteuil ne quittant pas les bureaux dorés ni les autres ors des palais administratif.

C’est vrai, ceux qui sortent de cette école ressemblent fortement à ceux qui en sont sortis bien avant et à ceux qui vont y entrer.

Mais, à y regarder de plus près, c’est sensiblement le cas pour toutes les écoles à élites.

Est-ce que cela doit changer.

Oui, c’est évident.

Mais comment faire pour que des élites ne se considèrent pas comme tels ? Le seul vrai moyen serait de mettre à la poubelle ces idées de concours qui ne font ressortir que  ceux qui sont arrivés en tête à l’instant « T ».

Toutefois, si l’on regarde bien les systèmes d’embauche dans les grandes entreprises privées, l’on peut constater qu’elles ne font pas de concours mais tout de même.

Soit vous n’êtes pas loin de la base et l’on vous demande en groupe d’être celui qui va attirer l’attention, soit l’on demande à un cabinet de faire son embauche dans son carnet d’adresses pour les postes considérés les plus importants.

Et, si l’on entend fournir des postes prestigieux, le cercle de pressentis se restreint en peau de chagrin puisqu’il n’est pas question de faire un appel au peuple.

La bonne société a suffisamment de personnes dignes pour aller pleurnicher ailleurs.

En fait, l’illuminé a bien compris tout cela.

Aussi son idée est de marketing de base.

Supprimer l’actuel pour reconstruire sur les cendres encore chaudes avec ses équipes choisies.

Ainsi, les heureux élus feront-ils plus partie de sa bande à lui et tant pis pour les autres.

Car sachez que lorsque l’on veut réellement changer les choses, ce n’est pas la peine d’élaguer, il faut veiller aux bonne pousses aidées par du bon terreau.

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