Le moustique tigre est en France métropolitaine

La crise sanitaire actuelle ne doit nous faire oublier le moustique tigre qu’installe tranquillement chez nous.

Le moustique tigre responsable de la transmission, de la dingue et du chikungunya, c’est parfaitement aux villes de pays tempérées.

Considéré depuis longtemps comme un problème grave de santé publique dans les pays tropicaux, les maladies infectieuses transmises par les moustiques sont devenues plus récemment un enjeu de société dans les pays au climat tempéré.

En témoigne par exemple l’augmentation de cas de contamination par la fièvre du Nil survenu ces dernières années en Europe du sud.

L’espèce Aedes albopictus connu sous le nom de moustique tigre inquiète plus particulièrement les autorités sanitaires, c’est dernières années cet insecte facilement reconnaissable a en effet été impliqué dans plusieurs épidémies de dingue et de chikungunya à travers le monde.

Des cas de contamination ont été recensés dans des zones du globe jusqu’alors épargnées.

L’expansion territoriale spectaculaire du moustique tigre suscite des préoccupations grandissantes, originaire des forets d’Asie du sud, il a colonisé tous les continents à l’exception de l’antarctique. Il est aujourd’hui reconnu par les scientifiques comme l’une des espèces les plus invasive au monde.

D’origine tropical, le moustique tigre a adapté son mode de vie aux habitats urbains des villes tempérées.

Des travaux d’observation menées en France métropolitaine, par l’entente interdépartemental pour la démoustification (EID) ont montré que ces espèces étaient particulièrement nombreuses dans les jardins pavillonnaires mais aussi dans les parcs et les cimetières. Les milliers de bouches d’évacuation des eaux des voiries sont favorables à son épanouissement, notamment, s’ils sont remplis de branches et feuilles.

Alors que d’ici à 2050, 70% de la population mondiale pourrait vivre en ville, la poursuite des recherches sur les facteurs favorisant l’expansion des moustiques tigres en milieu urbain est essentiel afin de mieux évaluer et prévenir le risque de développement de cette espèce.

Les travaux menés peuvent conduire à de nouvelles préconisations sur les bonnes pratiques de gestion, en mesure de limiter la contamination des milieux urbains par d’autres espèces porteuses de maladies.

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