Le financement des retraites est compromis par la crise économique

Contre toutes attentes, le président de la république et son premier ministre ont repris à leur compte la réforme des retraites, certes inscrite par Emmanuel Macron en tête des réformes à effectuer durant son quinquennat, que l’on pensait pour le moment enterrée suit à la situation économique actuelle.

Comme on le sait le projet initial c’est heurté à son financement qui s’est avéré impossible à mettre en place sans reculer l’âge de départ à la retraite, rejeté par les Français, ceux dont les syndicats ne voulaient pas entendre parler.

Le confinement a mis fin à un débat, on peut dire que c’est son mérite.

Le moment est mal choisi de la reprendre dans les perspectives financières actuelles, ce que les partenaires sociaux appelés à la table des négociations par le premier ministre ont tentée de lui expliquer, hormis les représentants du monde agricole.

Un régime de retraite par répartition, qui est le nôtre et qui doit le rester. Ce type de régime ne crée pas de richesse, mais il répartit les cotisations assises sur les retraites des actifs entre les retraitées. Pour assurer la pérennité d’un tel système, il faut une situation économique stable et saine, avec le plein emploi et la progression des salaires.

C’est loin d’être le cas de notre pays aujourd’hui, c’est pourtant l’objectif que le gouvernement qui vient d’être mis en place, c’est fixé. Dans ce contexte la poursuite de la mise en place de la réforme des retraites ne peut être que peut troubler le débat public confronté à d’autres problèmes d’actualité plus urgent.

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