
Emelie Schepp a auto-publié son premier roman en 2013, qui a connu un succès retentissant. Depuis, sa série avec pour héroïne la procureure Jana Berzelius s’est vendue à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde, a été traduite dans une vingtaine de pays et a été adaptée en série TV. Elle a également remporté de nombreux prix, dont celui de Gotland trois années de suite en tant qu’autrice de l’année (2016, 2017 et 2018).
Avec L’autre sous ma peau, Emelie Schepp retrouve l’univers qui a largement contribué à son succès international. La romancière suédoise remet au premier plan Jana Berzelius, procureure aussi déterminée que tourmentée, dans une nouvelle enquête où les secrets familiaux se mêlent une nouvelle fois aux zones d’ombre de son propre passé.
Publié en France par HarperCollins et attendu le 23 septembre 2026, ce nouveau thriller replonge le lecteur à Norrköping, ville suédoise devenue familière aux amateurs de la série. Après un roman indépendant, Emelie Schepp reprend ainsi le fil des aventures de Jana Berzelius, personnage autour duquel elle a construit une saga qui s’est imposée bien au-delà des frontières suédoises.
L’intrigue débute au cours d’une soirée de début d’été. Un homme est découvert inconscient dans sa voiture. Il a été poignardé et, lorsqu’il reprend connaissance, il ne garde aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Il ignore les circonstances de son agression comme les raisons qui l’ont conduit à cet endroit.
Très vite, l’affaire prend une dimension beaucoup plus grave. Les policiers Henrik Levin et Mia Bolander se rendent au domicile de l’ex-femme de cet homme. Ils y découvrent deux victimes : la femme et son fils ont été assassinés. Les circonstances semblent désigner l’ex-mari comme un suspect évident, d’autant que celui-ci se trouvait à proximité, grièvement blessé.
Mais le scénario apparemment simple commence rapidement à se fissurer.
La fille de la famille a survécu. Elle affirme que son père est innocent, malgré les éléments qui paraissent l’accabler. Jana Berzelius décide alors d’examiner l’affaire plus attentivement. À mesure que l’enquête progresse, les certitudes se fragilisent et les secrets s’accumulent. La question n’est plus seulement de déterminer qui a commis les meurtres, mais également de comprendre qui ment et pourquoi.
Cette mécanique correspond à l’un des ressorts caractéristiques du polar psychologique : un suspect presque trop évident, une survivante qui remet en question la version dominante et une enquête qui oblige progressivement les personnages à regarder derrière les apparences.
Mais L’autre sous ma peau ne repose pas uniquement sur cette affaire criminelle.
Emelie Schepp fait également ressurgir l’un des personnages les plus directement liés au passé de Jana Berzelius : Danilo Peña. Celui-ci se retrouve en danger alors même que Jana a longtemps souhaité sa disparition. La situation prend alors une tournure paradoxale puisque la procureure pourrait désormais être la seule personne capable de lui venir en aide.
Cette seconde intrigue permet au roman de renouer avec ce qui constitue l’une des particularités de la série. Jana Berzelius n’est pas simplement une représentante de la justice chargée de résoudre des crimes. Son histoire personnelle demeure intimement liée à la violence et au monde criminel qu’elle combat.
Le titre français, L’autre sous ma peau, prend dans ce contexte une résonance particulière. Il renvoie à cette difficulté permanente pour Jana de séparer ce qu’elle est devenue de ce qu’elle a vécu. Chez elle, l’enquête judiciaire et le passé personnel ne cessent de se rapprocher.
Depuis ses débuts, Emelie Schepp a construit son succès autour de cette héroïne atypique. L’autrice a commencé par autopublier son premier roman en 2013. Le succès rencontré lui a ensuite permis d’installer durablement la série Jana Berzelius dans le paysage du polar scandinave. Selon les informations accompagnant la publication de ce nouveau volume, la saga s’est écoulée à plus de 3,5 millions d’exemplaires dans le monde, a été traduite dans une vingtaine de pays et a également fait l’objet d’une adaptation télévisée.
Cette trajectoire illustre aussi la transformation du marché du livre au cours de la dernière décennie. Partie de l’autopublication, Emelie Schepp est devenue une autrice diffusée à l’international et l’un des noms identifiés du thriller suédois contemporain.
Avec L’autre sous ma peau, elle choisit de revenir à son personnage emblématique après s’être éloignée temporairement de la série pour un roman indépendant. Ce retour devrait particulièrement intéresser les lecteurs qui suivent Jana Berzelius depuis ses premières enquêtes, car l’histoire semble autant destinée à faire progresser l’intrigue criminelle du moment qu’à poursuivre l’évolution personnelle de la procureure.
L’équilibre entre enquête policière, drame familial et passé intime constitue ainsi le cœur de ce nouvel épisode. Une famille presque entièrement décimée, un père qui ne se souvient de rien, une adolescente survivante convaincue de son innocence et un ancien ennemi que Jana pourrait devoir sauver : Emelie Schepp installe plusieurs lignes de tension destinées à se rejoindre progressivement.
Pour les amateurs de polars scandinaves, cette publication marque surtout le retour d’une héroïne dont la principale singularité reste de ne jamais pouvoir enquêter totalement à distance de sa propre histoire.