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L’armée lance un plan mixité pour augmenter le nombre de femmes militaires

Dans le temps, il y avait des auxiliaires féminines dans les armées de terre et de l’air pour occuper des postes spécifiques au sexe féminin, comme par exemple le secrétariat des commandants des bases,les AFATS ou les AFAAS alors qu’aujourd’hui il s’agit de former des femmes à tous les métiers militaires.

La ministre des armées est bien une femme, Florence Parly, haut fonctionnaire sortie de l’ENA alors que, sauf omission, de ma part, elle n’a jamais porté un quelconque uniforme militaire.

Depuis dix ans, l’armée française affirme « Nous sommes une des armées les plus féminisées du monde » en comptant 15,5% de femmes dans les effectifs et 7,8 d’officiers et officiers généraux.

Aujourd’hui, la féminisation de l’armée à a atteint un palier, elle est de seulement de 10 % dans l’armée de terre, alors que les services de santé comptent naturellement 60 % de femmes dans leurs effectifs, et 23 % dans l’armée d l’air.

Il y a quelque mois, l’annonce de la ministre d’une augmentation de 10 % de femmes dans l’armée d’ici à 2025 a entrainé un déchainement sur les réseaux sociaux fondées sur les critiques des officiers, car dans l’armée le masculin l’emporte sur le féminin, surtout dans l’armée de terre, ce qui est le signe d’un certain état d’esprit.

Pour la ministre, il n’y a pas de quotas, les règles de promotion dans l’armée sont le mérite et les compétences, ce qui fait que le plan mixité a été confié à une contre-amiral, elle-même une exception dans l’état-major de la marine.

Pour mieux équilibrer les engagements et la vie familiale, le temps partiel n’étant pas possible dans l’armée, la loi de programmation militaire pour 2019-2025 a introduit la possibilité de devenir réserviste opérationnel, pour les femmes, pendant un congé parental.

Par ailleurs, des mesures prévoient d’ouvrir les écoles d’officiers à des candidats au profil non scientifique, de supprimer les limites d’âge pour les examens militaires et de féminiser les jurys des concours.

L’objectif est une progression de 10 % des effectifs féminins d’ici 2022, parmi les officiers généraux, en sachant qu’il faut 30 ans pour former un général et que l’entrée dans l’armée se fait toujours par le bas.

À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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