
Pour une fois, la SNCF n’est pour rien dans la pagaille qui s’en est suivie, elle a informé les passagers, qui ont l’habitude de courtes pannes, qu’il n’y aurait pas de trains avant plusieurs heures et qu’ils seront tenus informés dès leur retour.
Cela tombe mal, en période de vacances, par de fortes chaleurs, la SNCF a promis des bouteilles d’eau et de l’information à ses clients en détresse, avec enfants et bagages et la suite du trajet SNCF en question.
À l’époque où j’étais le « riskmanager d’une multinationale française », j’avais imposé, dans la mesure du possible, la double alimentation électrique des usines et, à défaut, la mise en place de groupes électrogènes à démarrage instantané, permettant de maintenir au moins la production, partout sans le monde.
J’ai veillé scrupuleusement à l’exécution de cette instruction et considéré comme faute inexcusable, de ne pas s’y soumettre.
Cet après-midi, c’est la panique à la SNCF et a RTE qui comptent, au mieux, pouvoir faire arriver et repartir, par des moyens de dépannage, dont ils ne sont pas sûrs de fonctionner, 5 TGV à l’heure.
La SNCF a aussi la possibilité de transférer quelques trains, en pensant d’abord à ceux en route pour Paris, à la petite gare historique de Paris -Austerlitz, actuellement en travaux, qui normalement n’accueille pas de TGV.
Une solution déjà expérimentée lors d’un précédent incident à la gare Montparnasse, consiste à transférer le terminus du trafic régional à Versailles -Chantier, relié à Paris par la ligne C du RER.
Cette situation, qui n’a rien d’imprévisible, ne s’inscrit pas ni à la gloire des dirigeants de la SNCF, ni à celle de RTE.