La France n’est pas dans les rails, en matière de déforestation, de biodiversité et d’émission de CO2

Ce constat est incontestable dans la mesure où il ressort d’un rapport du ministère de la transition écologique et solidaire, qui souligne les défaillances de la France en ces matières.

En effet, la France dépasse dans plusieurs secteurs les limites planétaires nécessaires à des conditions de vie sûres pour l’humanité, selon son rapport publié le 24 octobre.

Cette évaluation de l’état de l’environnement, publié tous les quatre ans par le ministère de la transition écologique et solidaire se penche pour la première fois sur le concept des « limites planétaire » à ne pas dépasser pour conserver un développement sûr et juste pour l’humanité, dans le cadre des efforts à fournir pour limiter le réchauffement climatique.

La majorité des neufs seuils limités, ont été franchis par la France et notamment les émissions de CO2, entre 1,6 à 2,8 tonnes par habitant, pour rester dans les objectifs fixés par le traité de Paris de 2015 sur le climat.

Cet objectif et loin d’être atteint par la France, malgré la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 18 % entre 1990 et 2017, un résultat nettement insuffisant., note le rapport.

Ainsi, les émissions de CO2 par habitant étaient de 4,9 tonnes par habitant, légèrement au-dessus de la moyenne mondiale qui est de 4,8 tonnes, si on ajoute l’empreinte carbone de la France qui inclut les émissions liées aux importations, on arrive à 7,9 tonnes par habitant.

Le rapport cite, dans ce contexte, l’impact des importations de la France sur la déforestation dans le reste du monde, avec une équivalence de 14,8 millions d’hectares, soit plus d’un quart de la superficie de la métropole et la moitié des surface agricoles françaises.

La situation est également préoccupante pour les écosystèmes terrestres, aquatiques et marins français, alors que la France, avec ses territoires d’outre-mer, héberge 10 % des espèces connues de la planète.

Sur les quelques 10 000 espèces évalués, 18 % sont atteintes ou menacées, une situation imputable à l’artificialisation des sols, à la perte de l’habitat et aux pratiques agricoles.

Par contre, la qualité de l’air s’est améliorée, enjeu majeure de santé publique, ainsi que la qualité de l’eau, pour les rivières et les plans d’eau, depuis le début des années 2000.

Exit mobile version