Réflexions

En application d’une loi du 30 octobre, manger coûtera plus cher

Il s’agit d’une hausse mécanique qui concerne 4 % des produits alimentaires, selon une estimation communiquée à la presse par le ministre de l’agriculture Didier Guillaume.

Cette hausse découle d’une disposition de la loi du 30 octobre 2018 sur l’agriculture et l’alimentation qui entre en vigueur le 1er février et qui a pour objectif de mieux rémunérer les agriculteurs.

Il a ajouté : « Quatre pour cent des produits vont augmenter beaucoup, je le regrette, j’aurais voulu que ce soit différent » alors que 500 produits sur 13 000 devraient augmenter dans les grandes surfaces.

Gouverner c’est prévoir et regretter de ce qui a été décidé, ne sert à rien, mais se corrige.

Ce que l’on donne aux uns, il faut le prendre aux autres et les plus pénalisés dans ce type d’opération sont les pauvres, dont le pouvoir d’achat est déjà en berne.

La hausse des prix est le résultat de l’article 15 de cette loi qui prévoit d’encadrer les prix de vente des produits alimentaires en contraignant les distributeurs à fixer un prix au moins 10 % supérieur au prix d’achat.

Les produits de grande consommation fabriqués la plupart du temps par de grands groupes de l’agroalimentaire et utilisés par les distributeurs dans leurs promotions, aussi bridés, pour d’autres raisons, par les pouvoirs publics.

Selon un grand quotidien national, 24 produits vont ainsi augmenter de 6,3 % au 1er février prochain.

Le ministre de l’agriculture, acculé à se défendre a dit : « Ce que je demande aux grandes surfaces, c’est de trouver un moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l’objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste prix », en critiquant les enseignes d’imputer la hausse au gouvernement, bien que ce soit le cas.

Il y a d’autres solutions, le gouvernement peut baisser la TVA sur les produits dont il a provoqué la hausse et aux fabricants d’importer les produits agricoles, qu’il faut désormais payer plus cher en France.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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