Il serait obligé de commencer par la dame du pays voisin de tous les côtés de ses frontières. Alors, en bon diplomate qu’il est, il fait comme si rien n’était, à part, bien sûr, sa seule croyance lui donnant un air de ressemblance avec ces apprentis tyrans désireux de mettre au ban les lois publiques.
Mais, il ne faut pas trop lui en vouloir. Il a été appelé à régner – et pas libellule ou papillon, l’on connaît la chanson – et c’est déjà compliqué vu son grand âge.
Rien que pour cela, les politiques et patrons de tous poils le monte aux cieux de prouver que l’âge de la retraite n’est pas forcément à 61 ans, voire moins.
Et pourtant, quoi de plus pénible que de rester une vie entière de travail assis dans un fauteuil changé uniquement pour une papamobile de bon aloi ? C’est fatiguant, usant, mais pas question de renoncer à son engagement.
Toutefois, s’il partait maintenant, il pourrait engager une partie d’échecs avec son prédécesseur fatigué d’être seul dans sa retraite. Et puis cela nous permettrait d’assister au merveilleux spectacle de la curée de ces curés trop désireux d’être les meilleurs à la chaise papale.
Alors sonnez les mâtines et priez. Priez pour qu’il ne se mette pas en colère lorsqu’il apprendra, officiellement, les méandres perpétuels de ses soldats de la foi qui pour tenir ont fait, et peut-être encore aujourd’hui, don de leur corps et de leurs coups.
Sa colère céleste devra être contrôlée s’il ne veut pas prendre l’échelle des cieux avant l’heure prévue par son maître. Alors, avisé, il va laisser la main aux gouvernements publics seuls habilités à faire usage des lois publiques sur les âmes en peine d’avoir été saccagées.