Dans la 5ème République il n’est pas facile d’être Premier ministre quand le pouvoir est entre les mains du Chef de l’État

Le Premier ministre est le premier des ministres, comme son nom l’indique, c’est le président de la République qui préside les réunions hebdomadaires du Conseil des ministres, qui se tiennent au Palais de l’Élysée et non pas à l’Hôtel Matignon, au siège du gouvernement où réside le Premier ministre, qui y tient uniquement des réunions de cabinet.

L’un des prédécesseurs d’Emmanuel Macron a dit de son Premier ministre qu’il est son collaborateur, que celui-ci l’avait très mal pris.

En fait, le président et le Premier ministre se partagent les interventions publiques, ce qui permet au président de prendre du recul, en laissant parler le Premier ministre à sa place, ce qui suppose une confiance réciproque, entre les deux dirigeants, au sommet de l’État, cette situation peut être frustrante pour le Premier ministre, qui est toujours sur la brèche.

Pour ce qui est de Jean Castex, il accuse une chute sévère dans les sondages et apparaît fragilisé un peu plus de 100 jours de sa nomination à son poste.

Lors d’un petit-déjeuner de la majorité à Matignon, le 15 septembre, où tous les chefs à plume étaient présents, l’heure était au règlement des comptes, d’après ce que l’on croit savoir, entre les membres de la majorité, dont le Premier ministre est censé être le chef, tout en restant impuissant, témoigne un participant.

A un peu plus de cent jours après sa nomination, Jean Castex semble avoir du mal à imposer son autorité à sa majorité, comme à ses ministres

Rappelons-nous les difficultés qu’il avait à mettre un terme à la polémique entre ses ministres Gérald Darmanin, celui de l’intérieur et Eric Dupond Moretti, le ministre de la justice, autour du terme « d’ensauvagement ».

Mais, c’est surtout du fait de son action, qu’il se trouve sur la défensive, arrivé à Matignon avec l’image flatteuse d’expert des missions difficiles, ce haut fonctionnaire qui avait piloté le déconfinement, paye aujourd’hui les difficultés de l’exécutif à juguler la recrudescence de l’épidémie de la Covid-19, tout en étant attendu sur la mise en œuvre du plan de la relance d’une économie mise à l’arrêt lors du confinement.

Dans ce contexte anxiogène, Jean Castex a enregistré une chute de sévère dans les sondages, les Français ne sont plus que 28 % à lui faire confiance, à le juger capable d’affronter efficacement cette crise, contre 43 %, lors de sa nomination

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