
Entrepreneur passionné de psychologie et de philosophie, Yohann Marcet est le fondateur de « Meaning at Work », activité de conseil, centre de recherche et centre de formation dédié à la question du sens au travail. Il intervient auprès des entreprises sur la thématique du sens au travail, du management et de l’engagement des collaborateurs depuis plusieurs années. Maître de conférences à Sciences Po, il enseigne le « Management et le leadership par le sens » et est à l’origine du podcast « En quête de sens ». Diplômé de Sciences Po et de l’Université Bocconi, Yohann a dirigé de 2018 à 2023 plusieurs activités du Groupe SOS, première entreprise sociale d’Europe. Maitre Praticien en Analyse Existentielle et Logothérapie, Yohann Marcet a créé en 2025 l’Institut Français de Logothérapie et de Coaching Existentiel pour former et rendre accessible au plus grand nombre les apports et les outils de la logothérapie et du coaching existentiel.
Étienne Desmet est psychanalyste adlérien. Membre de la Commission éditoriale de l’Institut Alfred Adler de Paris (IAAP), il est également depuis 2025 Directeur Didactique de l’école de l’Institut. Analyste existentiel et logothérapeute diplômé de l’Efrate (Institut Viktor Frankl en France), il accompagne dirigeants et managers, anime des séminaires en leadership et intervient aussi dans le soutien individuel (burn-out, stress, réorientation). Il est administrateur de l’association Stop Burn-Out. Après un début de carrière en RH et marketing chez Nestlé et GSK, il a exercé des fonctions de direction générale dans l’enseignement supérieur (Reims Management School -désormais Neoma-, Université Paris-Dauphine-PSL, ESCP Business School, Université de Reims Champagne Ardenne) et au sein de collectivités locales (Versailles, Nice). Diplômé de l’ESCP Business School, titulaire d’un MBA de Columbia University et d’un Executive Doctorate de Paris-Dauphine-PSL, il est auditeur de l’IHEDN et officier des Palmes académiques.
De plus en plus de salariés s’interrogent aujourd’hui sur la valeur et le sens de leur travail. Perte de repères, chute de la motivation, désengagement progressif, sentiment de désalignement entre convictions personnelles et missions professionnelles : ce malaise diffus porte désormais un nom, le brown-out.
Dans Brown-out : quand le travail perd son sens, Etienne Desmel et Yohann Marcet proposent ce qu’ils présentent comme le premier ouvrage de référence consacré à ce phénomène. Leur ambition est claire : offrir une analyse à la fois complète, rigoureuse et accessible d’un trouble organisationnel encore peu reconnu mais largement vécu.
Un phénomène transversal, du public au privé
Le brown-out ne concerne pas un secteur particulier. Il traverse aussi bien les entreprises privées que les administrations publiques. Les auteurs montrent que la question du sens n’est plus périphérique. Elle devient centrale dans la relation au travail.
Perte de sens, chute de la motivation, désengagement ou désalignement : ces expressions traduisent un même mouvement intérieur. Le salarié continue d’exécuter ses tâches, parfois avec compétence, mais l’adhésion s’effrite. L’écart entre ce qu’il fait et ce qu’il estime utile ou cohérent s’élargit.
Desmel et Marcet insistent sur le caractère structurel du phénomène. Il ne s’agit pas uniquement d’une fragilité individuelle ou d’un manque de résilience. Le brown-out interroge l’organisation du travail, les modes de management, la multiplication des procédures et des indicateurs, ainsi que la difficulté à relier les actions quotidiennes à une finalité claire.
Comprendre les mécanismes pour mieux agir
L’ouvrage s’appuie sur des témoignages concrets qui donnent chair au concept. Ces récits permettent d’illustrer la diversité des situations et des ressentis. À ces retours d’expérience s’ajoutent des apports théoriques destinés à éclairer les mécanismes à l’œuvre.
Les auteurs analysent notamment les dynamiques de désengagement progressif, la tension entre performance chiffrée et utilité perçue, ainsi que les effets du décalage entre discours institutionnel et pratiques réelles. Cette combinaison de terrain et de conceptualisation donne au livre une dimension pédagogique.
Au-delà du diagnostic, Desmel et Marcet proposent des outils pratiques. L’objectif n’est pas seulement de nommer le malaise, mais d’identifier des leviers d’action pour le prévenir ou y remédier.
Un enjeu stratégique pour les organisations
Dirigeants, managers, responsables des ressources humaines, coachs et professionnels de l’accompagnement constituent le public prioritaire de l’ouvrage. Les auteurs leur proposent des clés pour nourrir le sens au travail, recréer de l’engagement et renforcer la cohérence collective.
Le brown-out n’est pas sans conséquence pour les organisations. Il peut se traduire par une baisse d’initiative, une diminution de l’innovation, une fragilisation du collectif. À long terme, l’érosion du sens affecte la performance globale.
En ce sens, l’ouvrage dépasse la seule question du mal-être individuel. Il pose la question de la construction d’organisations plus humaines, mais aussi plus performantes et plus durables. La recherche de sens apparaît comme un facteur de résilience et de compétitivité.
Mettre le sens au cœur de la transformation
À l’heure des transitions numériques, écologiques et sociétales, la capacité à articuler stratégie, utilité et valeurs devient déterminante. Brown-out : quand le travail perd son sens invite à replacer la finalité du travail au centre des débats managériaux.
En mettant en lumière un phénomène longtemps resté invisible, Desmel et Marcet contribuent à structurer une réflexion qui dépasse le simple effet de mode. Leur ouvrage propose des repères pour comprendre, mais aussi pour agir, dans un monde professionnel où la question n’est plus seulement de travailler davantage, mais de savoir pourquoi l’on travaille.