Américanisation

Cela n’a pas commencé par l’actuel premier de nous tous : depuis, au moins, la dernière de nos grandes guerres, le peuple français est avide de tout ce qui vient d’Amérique.

En 1960, c’est leur musique qui nous envahi, puis leurs frigos et autres joyeusetés d’une consommation festive. Il y en aura pour tous : ce sont les trente glorieuses faisant croire à ce peuple qu’il en était.

Qu’il pourrait à l’aventure partir, fleur aux lèvres, faire conquête d’un idéal non appris, tout juste rêvée.

L’un, le grand, avait tenté de ralentir le processus en faisant valoir ce qu’il était et donc ce qu’était cette France que l’on ne peut bannir.

L’autre, l’intellectuel, rose aux dents invoquait le clocher de nos petits villages ; mais où était donc la commune, sa mairie ?

Désormais, il est établi, sans être ouvrier de quoique ce soit, que la Marseillaise se chantera main sur le cœur comme l’hymne de ces américains que j’adore chez eux.

L’on parlera aux Français pressé car d’autres tâches plus importantes sont à faire comme resserrer les liens d’un Otan d’un autre monde.

Avant l’on prenait son temps, voire on le donnait à des associations caritatives, désormais l’on s’active et pour une réduction d’impôts on se fait crédit d’une bonne action.

Car dans les faits, ce n’est pas l’américanisation qui se met en marche mais c’est bien la révélation impudique d’une société unifiée, de plus en plus uniforme pliée vers son dieu l’argent, son veau d’or et l’on s’exaspère de ceux qui se retournent vers une religion extrémiste.

Mais elle n’est que le reflet impudique de cette finance qui privilégie le plus fort comme ces électeurs qui avaient crûs devoir mettre en avant une baudruche, dégonflée par un premier dont elle aurait aimé en faire un gendre puisqu’il est déjà pris par plus sereine qu’elle.

Et la France dans tout cela ????

Elle reste belle ma belle.

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