À l’ESSCA, la rentrée 2026 mise sur l’expérience avant les cours

À l’ESSCA, la rentrée universitaire 2026 ne débutera pas uniquement dans les amphithéâtres. Entre le 1er et le 17 septembre, l’école de management organise trois dispositifs destinés à confronter les étudiants à des situations concrètes dès les premiers jours de leur cursus. Engagement solidaire, prévention des comportements à risque et intelligence artificielle seront au cœur de cette rentrée conçue comme une première expérience pédagogique grandeur nature.

Pour les étudiants de première année du Programme Grande École et du Bachelor en Management International du campus parisien, l’année commencera par un chantier solidaire. Du 1er au 4 septembre, près de 400 étudiants participeront à la sixième édition d’IMPACT ESSCA.

Pendant quatre jours, ils interviendront au sein de la Maison d’Enfants à Caractère Social Les Marronniers, située à Versailles. Cette structure accueille des enfants âgés de 4 à 13 ans placés au titre de la protection de l’enfance.

Avec les équipes éducatives, les étudiants devront imaginer puis réaliser un nouvel espace de vie extérieur. Le projet prévoit notamment des espaces de jeux, des zones de convivialité, un potager pédagogique ainsi qu’un espace consacré aux repas.

L’objectif est double. Il s’agit d’abord de réaliser un aménagement concret destiné à être utilisé durablement par les enfants accueillis dans l’établissement. L’école veut également placer les nouveaux étudiants dans une situation nécessitant immédiatement coopération, organisation et gestion de projet.

Les journées seront ainsi organisées autour d’un briefing consacré notamment à la sécurité et à la gestion du projet, suivi de plusieurs heures de construction avant un débriefing en fin de journée.

IMPACT ESSCA ne concerne pas uniquement Paris. Le programme d’intégration solidaire est organisé simultanément sur les six campus français de l’école. En 2026, il doit également être déployé pour la première fois sur les campus internationaux de Budapest et de Malaga.

Pour Marie Courtois, directrice de l’Expérience Étudiante et des Partenariats entreprises, l’objectif consiste à faire de ce projet collectif l’un des premiers souvenirs des nouveaux étudiants et à leur montrer que le management passe également par l’écoute, la coopération et l’action collective.

Prévenir les comportements à risque dès l’arrivée dans l’enseignement supérieur

Cette rentrée comporte également un volet consacré à la prévention.

Du 1er au 4 septembre, les nouveaux étudiants du campus parisien participeront aux sessions intitulées « Flashbacks ». Des séances sont aussi proposées à Angers, Aix-en-Provence, Bordeaux, Lyon et Strasbourg.

Le dispositif prend la forme d’un jeu collaboratif inspiré de situations réelles. Les étudiants doivent enquêter, débattre et prendre des décisions face à différents scénarios.

Les thèmes abordés concernent notamment les violences, les conduites addictives, le harcèlement et les comportements dangereux.

À travers cette approche, l’ESSCA cherche à transmettre des réflexes de prévention dès l’entrée dans l’enseignement supérieur et à sensibiliser les étudiants aux responsabilités liées à la vie étudiante.

Le choix du jeu et de situations concrètes vise également à dépasser une approche exclusivement théorique de la prévention. Les étudiants sont directement confrontés à des décisions et doivent réfléchir collectivement aux réactions adaptées.

Trois jours pour créer une entreprise grâce à l’intelligence artificielle

La troisième séquence de cette rentrée s’adressera aux étudiants de quatrième année.

Du 15 au 17 septembre, ils participeront à la première édition du Challenge IA, organisée simultanément sur les campus d’Aix-en-Provence, Angers, Bordeaux, Luxembourg, Lyon, Paris et Strasbourg.

Après un apport théorique, les étudiants seront répartis en équipes et disposeront de trois jours pour concevoir un projet entrepreneurial.

Ils devront imaginer une entreprise et développer un produit en utilisant plus de trente outils d’intelligence artificielle générative. Le travail portera également sur la création de l’identité visuelle, d’un site internet et d’une vidéo de présentation.

Les équipes devront ensuite défendre leur projet devant un jury lors d’une finale nationale.

L’exercice est présenté comme une immersion dans de nouvelles pratiques professionnelles associant intelligence artificielle, créativité, innovation et entrepreneuriat.

Pour l’école, la maîtrise de ces outils devient progressivement une compétence susceptible de modifier la façon de concevoir un produit, de développer une identité de marque ou encore de présenter un projet entrepreneurial.

Une rentrée pensée comme un prolongement de la formation

Avec ces trois dispositifs, l’ESSCA fait le choix d’une rentrée reposant davantage sur l’expérimentation que sur les traditionnelles présentations de début d’année.

Les trois initiatives répondent à des objectifs différents mais complémentaires : développer l’engagement collectif avec IMPACT ESSCA, sensibiliser aux risques de la vie étudiante avec Flashbacks et confronter les étudiants aux usages professionnels de l’intelligence artificielle avec le Challenge IA.

Cette organisation traduit également une conception élargie de l’enseignement du management. Les compétences techniques et académiques restent au cœur des formations, mais elles sont complétées dès la rentrée par des situations nécessitant coopération, prise de décision, responsabilité et capacité d’adaptation.

L’ESSCA accueille actuellement 7 800 étudiants sur ses différents campus en France et à l’international et s’appuie sur plus de 500 enseignants-chercheurs et collaborateurs. L’établissement, qui dispose notamment de campus à Aix-en-Provence, Angers, Bordeaux, Lyon, Paris et Strasbourg, propose des formations allant du Bachelor au Programme Grande École, ainsi que des Masters of Science et des programmes de formation continue.

En ouvrant l’année universitaire 2026 par un chantier solidaire, un dispositif de prévention et un défi entrepreneurial autour de l’intelligence artificielle, l’école entend ainsi faire de la rentrée elle-même une première séquence de formation.

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